mercredi 8 mai 2013
Fan Art : Death Note (Riuk, Light, L, Misa, Rem)
Aujourd'hui un nouveau Fan Art ! comme je les appelle, parce que je n'ai pas vraiment de nom, pour...
Certain connaîtrons peut être il s'agit là d'un anime Japonais (tiré d'un manga éponyme, et qui a donné naissance à deux film du même nom encore une fois.) Donc sur Death notre, un Anime que j'aime beaucoup, voilà une peinture fait un peu à la va-vite, mais je l'aime quand même bien :) de gauche à droite les personnage sont : Ruik (dieu de la mort), Kira ou Light yagami, ou encore le second L (oui, sur le modelé il avait les cheveux violet, que voulez vous ^^); L ou Ryusaki, Misa, et Rem (dieu de la mort) je m'excuse si les nom son mal orthographié, mais vous comprendrez que ce n'est pas si simple à écrire!
Date de finition : 29/04/2013
Temps : 7-8 heures
Papier utilisé :L'équivalent des Canson mais de la marque Auchan
Taille finale du dessin (après découpe) : largeur : 32 cm ; longueur : 24 cm
Peinture utilisée : Pébéo, studio, acrylique, high viscosity
Pinceau : 6 et 4
Je fais aussi toute sorte de dessin (portrait essentiellement) avec photo (je me sert surtout de Photoshoot d'acteur, mais une photo c'est aussi bien). Vous pouvez me contacter à cette adresse cameronkessler@hotmail.fr (Pour une demande, une question...)
Pour plus d'autre Fan Art, je vous invite à aller faire un tour dans la catégorie qui leur est consacrée : Fan Art & cie
Commentaire Littéraire : Zola - La bête humaine (L'accident de la Lison)
Encore un petit commentaire littéraire, ici sur un court extrait de la Bête Humaine, de Zola, pour prouver que ce roman, est un roman épique. (ou du moins l'extrait!)"On n'entendais plus, on ne voyait plus. La Lison, renversée sur les reins, le ventre ouvert, perdait sa vapeur, par les robinets arrachés, les tuyaux crevés, en des souffles qui grondaient, pareils a des râles furieux de géante. Une haleine blanche en sortait, inépuisable, roulant d'épais tourbillons au ras du sol, pendant que du foyer, les braises tombées, rouges comme le sang même des entrailles, ajoutaient leurs fumées noires. La cheminée, dans la violence du choc, était entrée en Terre; à l'endroit où il avait porté, le châssis s'était rompu, faussant les deux longerons; et, les roues en l'air, semblable à une cavale monstrueuse, décousue par quelque formidable coup de corne, la Lison montrait ses bielles tordues, ses cylindres cassés, ses tiroirs et leurs excentriques écrasés, toute une affreuse plaie bâillant au plein air, par où l'âme continuait de sortir, avec un fracas d'enragé désespoir."
La bête humaine, roman célèbre d'Emile Zola, écrit en 1890, dix-septième volume de la fameuse série des ''Rougon-Macquart'', se concentre sur le milieu ferroviaire, et la justice, à travers celui si, Zola avec un but qu'il énonça ''Je voudrais quelque chose d’hallucinant, d’effroyable, [...], qui reste à jamais dans la mémoire, qui donne un cauchemar à toute la France." Pour se faire, Zola utilise de nombreux moyen, et comme nous allons le voir dans un court extrait, Zola met dans son écriture toute la force dont il est capable, et transforme quelques lignes en un récit épique, en se basant sur une description réaliste, avec un regard poétique. Nous verrons tout d'abord les caractéristiques humaines qui sont attribué à la Lison, puis la force de destruction octroyé au récit.
Nous avons affaire dans cette description de la ''mort'' de la Lison, à une description réaliste, détaillée, on pourrait se croire devant ce tragique spectacle, tant Zola est pointilleux, mais bien plus que ça, Zola va forcer notre compassion, nos émotions envers cette Lison, avec une description en image de l'humain, il personnifie la Lison en un humain, et ainsi, on est de plus pris par le récit. C'est avec des attributions comme ''renversée sur les reins, le ventre ouvert, des souffles qui grondaient, pareil à des râles furieux d'une géante." qu'on peut presque voir une femme à l'agonie sur les rails. Renforcé encore par des images tel que '' haleine blanche'' pour la fumée, tant de métaphore qui humanise la machine. On remarque aussi la comparaison des braises qui tombe de la machine, avec du sang, qui coule d'une plaie, lentement : '' Les braises tombées, rouges comme le sang même des entrailles'' Les entrailles rajoutent l'image que la machine est ouverte jusqu'au tripes, au cœur, à ses boyaux, il y a une perspective viscérale. On peut aussi y voir une personnification de la bête, en rapport avec le titre ''la bête humaine'' en référence au mot ''cavale'' notamment. La dernière phrase ''Par où l'âme continuait de sortir avec un fracas d'enragé désespoir.'' nous ramène encore à cette dimension humaine, comme le dernier râle que donnerait quelqu'un avant de mourir, avec toute son âme, tout son espoir de survie, bien que vint. On peut également voir dans cette phrase la force insufflé par Zola dans son texte qui nous donne une impression de chaos, comme cette accident était gigantesque . On a l'impression que notre âme est elle aussi happé, car cette force vient elle aussi nous prendre aux entrailles. Elle s’opère aussi par un champ lexicale du désastre, de la destruction '' renversée, ventre ouvert, arrachés, crevés, râles furieux, violence du choc, entrée en terre, rompu, roues en l'air, cavales monstrueuse, décousues, formidable coup de cornes, tordues, cassés, écrasés, affreuse plaie baillant '' On peut noter le nombre important d'adjectifs de la destruction, de l'horreur de la scène utilisé dans ce court extrait, tout différent, mais tous aussi fort. Cette diversité renforce l'horreur, à chaque fois, c'est quelque chose d'encore plus affreux que l'on aperçoit. La phrase d'ouverture : '' On entendait plus, on ne voyait plus.'' est comme une chute qui advient au début, elle appuie sur le fait, que tout est fini, sur le tragique du moment, elle ferme toute option, avec une force de frappe subtile. Les éléments de la Lison, son en si mauvais état, qu'on pourrait croire que c'est une force occulte, une force inconnue, bien plus puissantes qui a fait ça, et non pas la simple force d'un impact. Une force qu'on arrive à peine a parler.
Zola avec une dimension réaliste, insuffle à son récit une image humaine, qui renforce notre compassion,e t l'horreur du récit, mais avec une force incroyable, il fait de ce court une merveilles de désastres et d’effroi, devant tant d'horreur, qui vient directement nous prendre aux tripes, et les serrer. C'est là l'art de Zola, qui rend ce récit Épique, avec toute sa splendeur. Et s'impose comme l'un des maître du naturalisme.
samedi 20 avril 2013
Chronique : Uglies (Scott Westerfeld)
Titre VO : Uglies
Titre VF : Uglies
Auteur : Scott Westerfeld
Traducteur : Guillaume Fournier
Format Moyen - 432 pages - 13euros50 - Pocket jeunesse
Sortie Française : 11 Janvier 2007
Synopsis :
Dans le monde de l'extrême beauté les gens normaux sont en danger.
Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser...
Mais la veille de son anniversaire,
Tally se fait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des
rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur
absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation.Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succombera la perfection ?
Mon avis :
J'ai commencé ce roman un peu septique.. parce que j'avais déjà lu des écrits de Scott Westerfeld, et je ne savais pas si j'aimais ou non, parce que j'en ai lu il y a longtemps, je n'avais pas trés accroché.. mais Uglies... c'est tout autre chose.. c'est un presque coup de coeur pour moi ! une petite merveille à dévorer... c'est trés loin de ce à quoi je m'attendais et j'ai hâte de dévorer la suite !
C'est une dystopie en bon et du forme, puissante, qui nous effraye sur la réalité de demain, sur les extrêmes possibles, et qui nous renseigne sur les différentes facettes humaines.
Le principe de jouer sur la beauté, même si celle-ci est relative, dans le monde réel (hors livre) est un principe original, je ne crois pas avoir lu d'autre livre, personnellement jouant sur ça, mais c'est très intérressant, je trouve. Aux premiers abords ça parait simple comme système. Jusqu'à 16 ans, vous vivez en croyant que vous êtes moches, que votre vie commence après cette âge, age ou vous subissez une opération chirurgicale pour devenir ''beau'', vous allez à Prettiyville, là où tout le monde est heureux, beau, etc. Bref, vous comprenez là l’essentiel. Rien de bien dur, ni exeptionel.

Mais tout n'est pas aussi simple que les apparences le font croire. C'est bien connu, dans chaque système, il y a des failles, des opposants, rebelles, résistants. Qui se battent contre la dure ''dictature'' qu'il leur est imposé, ici j'irai jusqu’à dire que c'est une dictature par la beauté. Il y a des secrets, des morceaux noirs dans cette bulle en apprence immaculé, et nous les découvrant, en découvrant ce monde qui est complexe, mais c'est un tel plaisir de le découvrir, il n'est pas comme celui que nous connaissons, il fait se rencontrer des extrêmes, il nous fait découvrir des rudiments de nous même, par dessus une merveilleuse histoire comme on les aime tous, mais aussi par dessus un combat qui est mené durant tout le livre. Un combat pour la vérité, pour le monde. Qui nous montre encore une fois que la beauté est relative. La beauté nous est montré autrement, c'est vraiment interressant, ce point de vue, ou les personnes que nous trouvions belles, sont montrés comme moches, sans une seule hésitation.
La technologie a pris place sur le monde, et a remplacé certaines valeurs, dans un monde qu'on pourrait dire futuriste.
Plus on avance dans le livre, plus on apprends à connaitre nos héros, plus on les aimes. Là je veux parler de Tally et David. Ce sont deux héros simples, sans rien, ils sont brute, sans apparence, sans masque, sans autres accesoirs. Nous n'avons que leurs personnalités, leurs sentiments. C'est un plaisir de découvrir les rebelles, bien qu'on écarquilles les yeux devant leurs conditions de vies, misent en opposition devant le ''monde'' des pretties.
Ces héros nous bouleverse, nous chamboules. C'est comme ça qu'on les aime.
Et je crois que je me suis énormément attachés aux deux principaux, surtout à David.
D'un côté, ce livre vous renverse aussi, par l'enchainement de complications, renversements, révelations qui éclatent et rendent l'histoire d'un compliqué et d'une force incroyable. Pour moi, du moins, je ne sais pas, mais j'ai adoré ce livre, vraiment. Si pour certain il pourra paraître bon, mais simple, pour moi, il est excellent. Il nous frustre en même temps, et on sens monter une rage en nous, aux vues des injustices, et des retournements de situations dans l'histoire qui la chamboule et empeche un Happy end pour une suite complexe encore et prometteuse! encore meilleure? L'écriture de Scott Westerfield... je n'en avait pas encore parlé, et bien, elle est simple, mais comme il faut, elle fait passer l'histoire comme de l'eau, fluide dans nos esprit.
Pour moi un excellent roman, que je conseille si vous aimez les dystopie, en voilà une qui vous raviera peut-être!
Petites citations :
" Tout est tellement immense, murmura Tally.
- C'est une chose que l'on ne voit pas de l'intérieur, dis Shay. A quel point la ville est minuscule, et a quel point elle peut nous empêcher de voir plus grand."
Petites informations :
Voici les couvertures françaises des prochains tomes de la saga Uglies : (j'aime bien leurs coodinances, et pas celles des VO, donc je ne les mettrais pas ;)
![]() |
| http://nevertwhere.blogspot.fr/2009/07/uglies-scott-westerfeld.html |
Je vous invite à aller voir plus de couverture sur Booknode, il y en a des jolies dans d'autres pays, je trouve
Il existe un manga en rapport à la série, mais uniquement en Anglais.
Scott Westerfeld est l'auteur de nombreux romans, dont :
La trilogie - Léviathant
La trilogie - Midnighters
La saga - Uglies
La duologie - Peeps
La duologie - succesion
etc...
Il a reçu quelques prix :
Grand Prix de l'Imaginaire pour Uglies en 2008
Prix Ado-Lisant pour Uglies en 2009
Prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes pour Léviathan en 2010
Quelques mots sur l'auteur :
dimanche 14 avril 2013
Fan Art : Taeyang
Aujourd'hui un nouveau Fan Art ! comme je les appelle, parce que je n'ai pas vraiment de nom, pour...
Celui-ci est surTaeyang, un chanteur Coréen de K-pop du groupe des BigBang, ici dans une réalisation qui vient du clip de leur chanson ''Fantastic Baby''
Date de finition : 12/03/2013
Temps : Dans les 5 heures
Papier utilisé :
Taille finale du dessin (après découpe) : Largeur : 20,4 cm Longueur : 27,3 cm
Crayons utilisés : du B jusqu'au 9B HB, toute une gamme. avec du F et du H
Autres : Gomme, et chiffon (pour estomper)
Je fais aussi toute sorte de dessin (portrait essentiellement) avec photo (je me sert surtout de Photoshoot d'acteur, mais une photo c'est aussi bien). Vous pouvez me contacter à cette adresse cameronkessler@hotmail.fr
Pour plus d'autre Fan Art, je vous invite à aller faire un tour dans la catégorie qui leur est consacrée : Fan Art & cie
vendredi 12 avril 2013
Fan art : Dakota Fanning
Aujourd'hui un nouveau Fan Art ! comme je les appelle, parce que je n'ai pas vraiment de nom, pour...
Celui-ci est sur Dakota Fanning , qu'on a pu voir dans The runnaway, aux côtés de Kristent Stewart, Le chat chapeauté, La guerre des mondes, Now is Good, et surtout Twilight..
Date de finition : 16/02/2013
Temps : Dans les 5 heures
Papier utilisé : Papier Auchan (équivalent à du Canson, pour les travaux pratique aux collège, lycée...) Taille finale du dessin (après découpe) : Largeur : 20,4 cm Longueur : 27,3 cm
Crayons utilisés : du B jusqu'au 9B HB, toute une gamme. avec du F et du H
Autres : Gomme, et chiffon (pour estomper)
Je fais aussi toute sorte de dessin (portrait essentiellement) avec photo (je me sert surtout de Photoshoot d'acteur, mais une photo c'est aussi bien). Vous pouvez me contacter à cette adresse cameronkessler@hotmail.fr
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dimanche 31 mars 2013
Petit Billet : Journal d'un vampire ( Comte Dracula )
Titre VO : The original Vampire Diaries
Titre VF : Journal d'un Vampire
Auteur : Comte Dracula
Traduction : Thierry Bonhomme
Editions Contre-dire - 160 pages - 14 Euros - relié en format poche
Sortie française : 1 mars 2011
4éme de couverture :
Vladimir Dracula est le vampire le plus connu dans le monde et l'un des piliers de la société des morts-vivants. Comme il est sujet de fascination; il a décidé de livrer sa pensée intime aux malheureux mortels en publiant son journal. Ses propos sont d'une angoisse saisissante.
Mon avis :
Le livre en lui même est charmant, à tenir en main, avec sa couverture dure, et ses pages, sur les bords noir, et à l'intérieur lisse, et décorée, rien d'un livre traditionnel. Un journal en fait ! La richesses des images, documents et autres est ce qui m'a bien plus, c'est vraiment très agréable, en plus d'être original et drôle !
Un poil décalé et dérangé; il n'en reste pas moins amusant, un charmant journal en conclusion; riche et farfelu !
Je dois avouer que l'arbre généalogique m'a bien fait rire... surtout quand j'ai vu la participation des Cullen.. et bien d'autre !
vendredi 29 mars 2013
Corpus poèmes ( Nerval - Hugo - Baudelaire - Verlaine -Apolinaire)
Encore un peu de poésie, avec une étude de Corpus réalisé sur 5 poèmes différents, d'auteurs contemporain. Parlant, bien entendu, d'amour.. on peut dire que c'est un commentaire littéraire en quelque sorte, bonne lecture aux intéressés !
Une
allée du Luxembourg ( G. Nerval)
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.
C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !
Mais non, - ma jeunesse est finie ...
Adieu, doux rayon qui m'as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !
Adieu, doux rayon qui m'as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !
(V. Hugo)
Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t’en venir dans les champs ?
Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c’est le mois où l’on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?
Elle essuya ses pieds à l’herbe de la rive ;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre devint alors pensive.
Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !
Comme l’eau caressait doucement le rivage !
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.
A une passante (Charles Baudelaire)
À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde
Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté
Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie
Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri
Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie
Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé
Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège
Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien
Mon cœur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure
Mon cœur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon cœur me fit si mal du jour où il s'en alla
L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence
Vat-en Lore en folie va Lore aux yeux tremblant
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc
Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres
Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château
Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves
Là haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley
Tout là bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle
Mon cœur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin
Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil
A une passante (Charles Baudelaire)
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Mon rêve familier (Paul Verlaine)
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Loreley (Guillaume Appolinaire)
À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde
Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté
Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie
Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri
Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie
Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé
Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège
Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien
Mon cœur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure
Mon cœur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon cœur me fit si mal du jour où il s'en alla
L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence
Vat-en Lore en folie va Lore aux yeux tremblant
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc
Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres
Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château
Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves
Là haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley
Tout là bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle
Mon cœur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin
Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil
Dans cette étude de Corpus sur des poèmes d'auteurs français du 19eme jusqu'au début du 20 eme siècle, nous répondrons à la question suivante; quel portrait du poète peut on brosser à partir du regard qu'il jette sur la femme? En mettant en avant les moyens qui nous on permit de faire ce portrait, avec les figures de style, les citations...
On peut dresser un portrait général du poète comment étant un amoureux inconditionnel.
En effet, on peut deviner que le poète est un homme qui a connu l'amour, sous différente formes. Avec tout d'abord celle du poète heureux, qui se souvient du bel amour qu'il a connu, et dont il a pu profité, pour un court temps, presque éphémère, dont il se souvient avec nostalgie bien heureuse, alors qu'il a vieillit. Comme on le voit dans les poèmes de Gérard de Nerval, et Victor Hugo. Dans '' Une allée du Luxembourg" de Nerval, on peut affirmer que c'est un amour passé avec les vers suivant et leurs temps aux passé '' Elle a passé, la jeune fille - Qui venant ... - ... ma jeunesse est finie... - Adieu d’où rayon qui m'a lui - Le bonheur passait, - il a fui! '' C'est clairement un amour d'un temps, qui aujourd'hui est loin du poète et le rend nostalgique dans sa vieillesse, se souvenant des joies d’antan et de ce bonheur touché; comme Hugo nous le montre a travers des vers tel que '' oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois ! - Comme l'eau caressait doucement le rivage! '' La force de ses sentiments étant accentué par la ponctuation, qui vient taper la fin du verbe, et le ''comme'' en début, qui renforce cet effet lui aussi. Les points d'interrogation dans le poème de Victor Hugo, nous renseigne encore sur le bonheur éprouvé à ce moment, l'insouciance porté par l'amour qui fait du poème un heureux auteur.
On note tout de même une note de mélancolie dans le poème de Nerval, faisant de lui quelqu'un de penseur, qui se souvient avec émotions de ce qu'il a connu, et perdu, cette caractéristique du poète, nous la retrouvons dans les poèmes de Charles Baudelaire et Paul Verlaine, avec des vers tels que '' Moi je buvais, crispé comme un extravagant - Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être! O toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais'' qui renforce aussi le fait que le poète soit la un amoureux transit, Beaudelaire nous offre pour description de ses sentiments et de son amour, des belles phrase, ou il transforme des mots, en leur donnant un autre sens sur une note chantante, comme avec ''Dans son oeil, ciel livide ou germe l'ouragan'' où l'oeil est métamorphosé en ciel,rien qu'en juxtaposant les deux mots, et ou l'ouragan comme une plante y germe comme dans la terre. Ici aussi la force du poème est retransmise par la ponctuation avec l'exclamation et l'interrogation. Ces caractéristiques sont aussi présentes chez Verlaine avec ''et mon cœur, transparent, Pour elle seul, Hélas - et les moiteurs de mon front blême, Elle seul sait le rafraichir - Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a, L'inflexion des voix chères qui se sont tues.'.
Dans ses deux poèmes le poète est un auteur rêveur, bercé par son récit onirique, comme on l'observe dans des vers tels que '' Je fais souvent ce rêves étrange et pénétrant - Un éclair ... puis la nuit, fugitive beauté, dont le regard m'a fait soudain renaître, Ne te verrai-je plus que dans l'éternité?". Avec le ''la Vie'' de Verlaine, au vers 11 de son poème, il souligne le fait d'être un poète qui en veut presque à la vie, et le plonge dans une mélancolie propre aux poètes. Qui ont tous deux laissé passé leurs amour éphémère, et en souffre. Cependant, dans le portrait du poète, comme dans le poème de guillaume Apolinaire,''Loreley'' il est difficile d'y brossait un portrait du poète correctement, en plus du fait que le narrateur change à un moment pour devenir la belle qui afflige ses tourments aux malheureux.
Dans ce cas ci, on pourrait presque dire que ce poème est un intrus dans notre corpus, bien qu'on puisse noté comme caractéristique au portrait du poème le fait qu'il est admiratif de la Loreley, cette sorcière, avec des vers comme '' O belle Loreley aux yeux plein de pierreries - De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie ? '' et transit '' Je flambe dans ses flammes O belle Loreley - Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé'' désespéré d'aimer une sorcière qui fait tombé bien nombre d'homme sous ses charmes, jusqu’à la mort. L'absence total de ponctuation donne l'effet de malléabilité du récit, pour le lecteur, qui peut l'imaginer à son gré, bien qu'au premier abord, il parait étrange et dur de lire et comprendre ce poème. Ce qui rend le poème et le poète innovant et original dans son époque.
En conclusion, on peut brosser du poème un portrait tel que le suivant, en amoureux transit, nostalgique de ses amours passés, perdus, mais aimés avec force particulière, éphèmére, dont on se souvient dans sa vieillesse, mélancolique et qui donne encore à rêver au auteur, au joie et déboire amoureux de leurs jeunesse.
Si ce billet vous a plus, en allant que les chroniques, au fil de mes envies, vous pourrez retrouver d'autre commentaire littéraire, sur des textes, des poèmes... Bonne lecture !
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