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mercredi 8 mai 2013

Commentaire Littéraire : Zola - La bête humaine (L'accident de la Lison)

http://www.renfoscolaire.net/images/la_bete_humaine_zola.gif Encore un petit commentaire littéraire, ici sur un court extrait de la Bête Humaine, de Zola, pour prouver que ce roman, est un roman épique. (ou du moins l'extrait!)

"On n'entendais plus, on ne voyait plus. La Lison, renversée sur les reins, le ventre ouvert, perdait sa vapeur, par les robinets arrachés, les tuyaux crevés, en des souffles qui grondaient, pareils a des râles furieux de géante. Une haleine blanche en sortait, inépuisable, roulant d'épais tourbillons au ras du sol, pendant que du foyer, les braises tombées, rouges comme le sang même des entrailles, ajoutaient leurs fumées noires. La cheminée, dans la violence du choc, était entrée en Terre; à l'endroit où il avait porté, le châssis s'était rompu, faussant les deux longerons; et, les roues en l'air, semblable à une cavale monstrueuse, décousue par quelque formidable coup de corne, la Lison montrait ses bielles tordues, ses cylindres cassés, ses tiroirs et leurs excentriques écrasés, toute une affreuse plaie bâillant au plein air, par où l'âme continuait de sortir, avec un fracas d'enragé désespoir."


La bête humaine, roman célèbre d'Emile Zola, écrit en 1890, dix-septième volume de la fameuse série des ''Rougon-Macquart'', se concentre sur le milieu ferroviaire, et la justice, à travers celui si, Zola avec un but qu'il énonça ''Je voudrais quelque chose d’hallucinant, d’effroyable, [...], qui reste à jamais dans la mémoire, qui donne un cauchemar à toute la France." Pour se faire, Zola utilise de nombreux moyen, et comme nous allons le voir dans un court extrait, Zola met dans son écriture toute la force dont il est capable, et transforme quelques lignes en un récit épique, en se basant sur une description réaliste, avec un regard poétique. Nous verrons tout d'abord les caractéristiques humaines qui sont attribué à la Lison, puis la force de destruction octroyé au récit.

Nous avons affaire dans cette description de la ''mort'' de la Lison, à une description réaliste, détaillée, on pourrait se croire devant ce tragique spectacle, tant Zola est pointilleux, mais bien plus que ça, Zola va forcer notre compassion, nos émotions envers cette Lison, avec une description en image de l'humain, il personnifie la Lison en un humain, et ainsi, on est de plus pris par le récit. C'est avec des attributions comme ''renversée sur les reins, le ventre ouvert, des souffles qui grondaient, pareil à des râles furieux d'une géante." qu'on peut presque voir une femme à l'agonie sur les rails. Renforcé encore par des images tel que '' haleine blanche'' pour la fumée, tant de métaphore qui humanise la machine. On remarque aussi la comparaison des braises qui tombe de la machine, avec du sang, qui coule d'une plaie, lentement  : '' Les braises tombées, rouges comme le sang même des entrailles'' Les entrailles rajoutent l'image que la machine est ouverte jusqu'au tripes, au cœur, à ses boyaux, il y a une perspective viscérale. On peut aussi y voir une personnification de la bête, en rapport avec le titre ''la bête humaine'' en référence au mot ''cavale'' notamment. La dernière phrase ''Par où l'âme continuait de sortir avec un fracas d'enragé désespoir.'' nous ramène encore à cette dimension humaine, comme le dernier râle que donnerait quelqu'un avant de mourir, avec toute son âme, tout son espoir de survie, bien que vint. On peut également voir dans cette phrase la force insufflé par Zola dans son texte qui nous donne une impression de chaos, comme cette accident était gigantesque . On a l'impression que notre âme est elle aussi happé, car cette force vient elle aussi nous prendre aux entrailles. Elle s’opère aussi par un champ lexicale du désastre, de la destruction '' renversée, ventre ouvert, arrachés, crevés, râles furieux, violence du choc, entrée en terre, rompu, roues en l'air, cavales monstrueuse, décousues, formidable coup de cornes, tordues, cassés, écrasés, affreuse plaie baillant '' On peut noter le nombre important d'adjectifs de la destruction, de l'horreur de la scène utilisé dans ce court extrait, tout différent, mais tous aussi fort. Cette diversité renforce l'horreur, à chaque fois, c'est quelque chose d'encore plus affreux que l'on aperçoit. La phrase d'ouverture : '' On entendait plus, on ne voyait plus.'' est comme une chute qui advient au début, elle appuie sur le fait, que tout est fini, sur le tragique du moment, elle ferme toute option, avec une force de frappe subtile. Les éléments de la Lison, son en si mauvais état, qu'on pourrait croire que c'est une force occulte, une force inconnue, bien plus puissantes qui a fait ça, et non pas la simple force d'un impact. Une force qu'on arrive à peine a parler.

Zola avec une dimension réaliste, insuffle à son récit une image humaine, qui renforce notre compassion,e t l'horreur du récit, mais avec une force incroyable, il fait de ce court une merveilles de désastres et d’effroi, devant tant d'horreur, qui vient directement nous prendre aux tripes, et les serrer. C'est là l'art de Zola, qui rend ce récit Épique, avec toute sa splendeur. Et s'impose comme l'un des maître du naturalisme.

vendredi 31 août 2012

Chronqiue : Le livre perdu des sortilèges (Deborah Harkness)


Titre VO : A Discovery Of Witches
Titre VF : Le livre perdu des Sortilèges
Auteure : Deborah Harkness
Poche - le livre de poche - 831 pages - 8euros60
Grand Format - Orbit - 528 pages - 19 euros50 
Sortie française : 2 Mai 2012 pour l'édition du livre de poche, et 4 Mai 2011 pour l'édition grand format chez Orbit.



Synopsis :

 Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Mon Avis :

Je viens à peine de finir ce livre et j'en suis encore toute retournée.

Je n’ai pas de mots exacts pour dire à quel point ce livre est incroyable : pas de doutes, pour moi c'est un énorme coup de cœur, j'irais même jusqu'à dire que c'est un coup de foudre.  Selon Publishers Weekly,  c'est un livre vibrant d'émotions, ce que je confirme amplement, chaque page frissonne tant le livre contient une kyrielle d’émotions, de sensations qui nous traversent de part en part, on se perd et se délecte de ses émotions toutes différentes qui nous font vivre le récit avec une force incroyable.

 Quand j'ai commencé ce roman, je n'étais pas emballé, je me suis dit que j'allais m'ennuyer ferme, que ces 800 pages et quelques allaient être un supplice, en effet, l'introduction est longue, bien que riche, mais après... ce sont en fait 800 pages de pur plaisir littéraire. Ce livre m'a fait ressentir des choses que je n'avais pas ressenti pour un livre depuis... eh bien, c'est tout nouveau en fait, ce livre est tout simplement unique. Il est magnétisant, ensorcelant, hypnotisant, une fois dedans impossible d'y sortir. Il est tant à la fois, c'est un livre, une histoire, un récit et en même tant des fois, j'ai eu l'impression qu'il était bien plus, magique, envoutant. Ce livre m'a bouleversé d'une certaine façon.
 Deborah Harkness est une maitresse dans l'art, dans un autre contexte, je dirais que c'est une sorcière et qu'elle a ensorcelé ce livre, mais maintenant, je vous dis qu'elle a un incroyable talent, un talent fou, que je n'avais pas encore rencontré.

Ce livre dont m'a donné l'impression d'être à part, comme un manuscrit perdu, dont aucun livre ne pourrait ressembler. Peut-être est-ce du fait de la plus encore incroyable écriture de l'auteure, car c'est sous sa plume que j’ai succombé à son histoire... 
Cette plume magique, qui est extrêmement recherchée et riche, le livre est une véritable œuvre en lui-même, je le dis c'est vraiment une œuvre littéraire qui vaut bien des détours. Les mots s’alignent, malgré la longueur du récit, qui est, il faut le dire vraiment long, on est happé, et parfois, les pages passent d'elle-même, incroyablement vite, c'est un livre qu'on gobe. Si le récit s'allonge, il ne manque de rien, tout y est, intrigue et compagnie, ce livre pourrait être divisé en plusieurs partie (Angleterre//France//Amérique) qui s'enchainent, et dans chacune, la situation évolue. Je ne peux rien dire franchement de l’histoire, car ce serait de toute façon dévoiler l'un des innombrables secrets qui constituent ce roman, fait aussi de rebondissements, tous plus révélateurs, ravageurs, abracadabrants et vitals, les uns que les autres.
 L’histoire mêle diffèrent pays et nations, différente cultures et croyances, avec des sciences, et tout ce dont peut se constituer l’Histoire avec un grand H. Ce qui donne au récit l'impression qu'il est à la fois ancré dans le passé comme il est plongé dans le présent. A travers trois sortes de créatures Vampires, Sorcières et Démons, on découvre une histoire plus que bien ficelée, si bien qu'on pourrait pratiquement croire que ce n'est pas un roman, mais bien la réalité. Chaque détail de ce roman est important, même si à la première analyse, il parait insignifiant, il revient plus tard, pour former une grand image bien nette, comme une énigme avec de multiples morceaux, ceci finissent par bien s'imbriquer les uns dans les autres et nous révélé le fin mot.

 C'est aussi une histoire d'amour un peu hors du commun qui se joue, une histoire d'amour interdite, sous peine de grave punitions, et pourtant, c'est bien connu, l'amour est prêt à tout pour être vécu... Cette amour et à la fois doux, tendre, par les traits des personnages, et aussi passionné et enflammé. Le danger, ici, lui ne faiblit jamais, si on le contourne, le frôle, si on arrive parfois, mais pas toujours à passer outre, il est fort, très fort, et immense. Tant de choses se liguent contre, et tant d'autre comme un soupir de soulagement, viennent pour resserrer les liens du côté de Diana. Car c'est de Diana Bishop, cette sorcière qui se voile la face, et d'un fameux manuscrit dont il est question. Concernant ce manuscrit, celui-ci est peu présent en termes de matière dans le livre, sa présence est rare et pourtant, tout au long du récit, il semble planer aux dessus des têtes des personnages, menace et délivrance, il est à la fois omniprésent et absent.

 On ressent la magie de ce manuscrit comme le ressent Diana, notre sorcière, qui au départ m'a donné beaucoup de mal pour s'attacher à elle, vraiment, pourtant, à la fin, j'ai eu du mal, cette fois, à la quitter, je ne voulais pas l'abandonner jusqu'au tome suivant. Diana se révèle un peu plus à chaque chapitre et à la fin, c'est une femme forte, une lionne, mais on sait qu'il y a une part d'elle tendre, touchante,  avec un courage incroyable malgré ses déboires avec la magie. On découvre un peu plus aussi Matthew au fil du récit, ce Vampire généticien, et il s’avère comme Diana, bien qu'au début plus intriguant. Un grand roc dur et dangereux avec un amour incroyable. Ces deux personnages sont attachants, et touchants, on les aime, pour un demi-milliard de raison : pour leurs actes, leurs paroles, ou pour les fois où ils se taisent, voilà tout. Au fil de l’histoire bon nombre d'autre personnages viennent se mêler, les méchants ont des vices bien particuliers, et certain sont vraiment... méchants, mauvais.
Quant aux autres... et bien chaque personnages découverts est à part, et constituent une part de l'histoire tout en étant un pilier sur lequel se laisser aller, ou se soutenir par moment. Ils sont nombreux, et je dirais que ce que je retiens le plus sont les deux tantes de Sarah, qui donne au récit des moments où l'on peut sourire devant leurs comportements de bonne sorcières américaines, vivant dans une ferme vivante (réellement!) Hamish qui a un côté un peu différent tout comme Marcus. Ysabeau est un grand personnage, fort et plein de révélations, et un soutien inattendu.

Tant de personnages, tant de méli-mélo à découvrir dans ce livre, et tant de choses merveilleuses dont je ne peux parler sous peine de gâcher ce roman, il est simplement à lire, sans modération, tout en se délectant du pouvoir inimaginable qu'il peut exercer sur le lecteur, en le happant dans une histoire que je suis long d'oublier de-ci peu.

  Ce livre pourtant est susceptible de déplaire, car les gouts de chacun varie, principalement, beaucoup choisiront de l'abandonner au début, ce début long, et je les encouragent à continuer, car il en vaut - largement- la peine, quitte à peut-être moins aimer, mais c'est un livre qu'il ne faut rater, pour tant de choses citées au-dessus et tant d'autres que je n'ai pas dites. Aussi je suis sûr que ce sera un coup de cœur pour beaucoup d'autres qui ne l’ont pas encore découvert ! Pour moi, il reste incroyable, et j'espère que le second tome sera autant à la hauteur, sous la plume incroyable d’une auteure à retenir, et à lire, car c'est une écriture si riche et ensorcelante, qu'il faut au moins y jeter un coup d'œil.








Petites citations :

''Celui qui ne peut plus s'émerveiller ne vaut pas mieux qu'un mort.''

''Je ne meurs ni ne vis ni ne guérit, et si grand soit mon mal, je ne le sens point, car je ne suis point séparé de son amour. Je ne sais si je le gagnerais jamais, car en elle est toute la grâce qui peut m'élever ou m'abaisser.''

''Vous dites que vous m'aimez depuis que vous vous êtes retenue de me donner un coup de rame. Mais je vous aime depuis plus longtemps encore. ''

''Elle écartera les pierres de mon tombeau et me donnera les ailes d'une colombe afin que je puisse voler avec elle au firmament pour y vivre éternellement dans le repos.''


Petites informations :

Un site français est dédiaé au livre ici ou vous pouvez retrouvez l'univers et bien d'autre chose encore, notamment  un extrait du livre, une biographie complète de l'auteure et un interview , les différentes éditions étrangères et leurs couvertures...

Vous pouvez aussi visionner une mini bande annonce du livre sur ce lien

Et visitez le site des éditions Orbit, et du livre de poche

Le tome deux sort en France en grand format (chez les éditions Orbit) bientôt, le 13 Septembre, le couverture ci dessous :

http://storage.canalblog.com/38/98/712462/75940874.jpg

Quelques mots sur l'auteure :

http://www.octaviabooks.com/files/octaviabooks/Deborah_Harkness_credit_Marion_Ettlinger-1.jpg Deborah Harkness est professeur à l'université de Californie du Sud. Spécialiste de l'histoire des sciences et de la magie en Europe du XVIème au XVIIIème siècle, elle a publié deux essaie très remarqués avant de se lancer dans l'écriture de romans. Elle tient également un blog sur le vin qui a été plusieurs fois primé. Vendu dans une quarantaine de pays, best-seller international salué par la critique, Le livre perdu des sortilèges est son premier roman.

jeudi 30 août 2012

Chronique : Maudites, tome 1 (Michelle Zink)

Titre VO : Prophecy of the Sister
Titre VF : Maudites
Auteure : Michelle Zink
Poche - Le livre de poche - 349 pages - 6euros90
Sortie française : 1er Juin 2011 pour le poche, et 12 Aout 2009 pour les éditions black moon en grand format.








Synopsis :

Amalia et Alice sont jumelles. Si elles se ressemblent trait pour trait, tout les sépare. Amalia est droite, douce et sensible : Alice perfide, égoïste et dure. Mais ces différences ne seraient rien sans une malédiction ancestrale, qui condamne Amalia et Alice à se déchirer : la prophétie des Soeurs. L'une d'elle représente la Porte ouverte sur le Mal et ses démons, l'autre est la Gardienne, bouclier de la Sagesse. Le destin des soeurs maudites est-il scellé ? Les apparences sont parfois trompeuses...

Mon avis :

Maudites est un livre qui m'a surprise, je ne m'attendais pas à ça. En fait je m'attendais à un genre se rapprochant plus de la YA de nos jours, bien que l'époque soit différente. Enfin, ce livre comporte de l'action, assez pour le tenir, mais il semble surtout introduire la suite, et ce serait dans la suite, que de grand ''boum!'' éclateraient...

Notre histoire se situe à la fin du XIXéme siècle, alors qu'Alice et Lia vienne toutes deux de perdre leur père, leur mère étant déjà morte. Elles se retrouvent seules en quelques sorte, bien qu'il y est encore leur tante et leur petit frère, ainsi que des employées, elles n'ont quand même plus de parents.

Dés le début, on est fixé, Lia notre héroïne, a des accents doux et gentils, quand sa sœur est l'opposée. Au début, des souvenirs heureux sont évoqués sur les deux sœurs, dans lesquels on voit Alice sous un bon jour, mais l'Alice du passé n'a rien à voir avec l'Alice de notre histoire. Plus on avance et plus on découvre à quel point Alice est mauvaise, noir, au plus profond d'elle même. Elle est même cruelle, jusqu'au point de faire l'inimaginable.

Alice est de nature mauvaise, mais une malédiction vient rajouter son petit grain de sel là-dedans... Qui, comme le dit la quatrième de couverture, déchire les sœurs. Cette malédiction perpétue la famille depuis des génération entre toute les jumelles nées, une malédiction qui mêlent sorcelleries avec d'anciennes croyances. Notamment Samaël (ou le Diable) dont j'ai assez bien aimé l’histoire, et dont la présence une seul fois dans le texte promet qu'au prochain, il y mettra plus d’acharnement... 

Cette malédiction bouscule tout le monde, la vie des personnages, le temps même. Comment vous sentiriez vous si vous étiez la seul chance sur terre pour que le Chaos dévaste la terre? Bonne question qu'on étudie avec Lia, en ressentant autant son désarroi que sa détermination. D'autant que ce n'est pas facile pour elle et qu'il est difficile de résister quand le mal contre lequel vous luttez vous appelle, même si vous êtes blanche, le noir peut s’avérer immensément corruptible...

Pour moi c'était vraiment intéressant de voir un roman à cet époque aussi captivant. Il vous entraîne agréablement entre secrets, malédiction, et mystère, Lia et ses amies mènent une quête envers la prophétie, quand le temps leur est compté. J'ai bien aimé l'histoire d'amour douce qui se trame entre James et Lia, ce n'est pas une découverte, mais une continuation, et l'histoire ne se fixe d’ailleurs pas sur cette histoire d'amour, ce n'est qu'un plus, plaisant.

C'est drôle, j’ai beaucoup aimé ce roman, mais je ne sais plus qu'en dire... L'histoire est noire, vraiment, au plus profond les fils sont sombres, mais c'est captivant, et la détermination de Lia, et son bon esprit arrive à apaiser certaine chose, quand bien même d'autre reste tourmenté.
  Au cours du récit, des rebondissements attende Lia au tournent, du coup, ils nous attendent aussi, car c'est Lia qui raconte, et on à l'impression de tout voir par ses yeux.

Le côté fantastique présent vaut encore le coup d’œil pour une millième vision de la sorcellerie( bien qu'il se soit pas à proprement parlé question de Sorcière) , même si celle ci est populaire, j’ai bien aimé le principe des ''voyages'', bien connus, mais je n'en avais pas encore vraiment lu. Une histoire qui ressemble à une histoire d'esprit digne de film à vous faire frissonner, mais qui est bien plus, une véritable quête, un combat . Aussi mêlé de nécessite, désir, peur et devoir.

Chose que j'ai vraiment beaucoup aimé c'est l'écriture de Michelle Zink, facile, tout en étant recherchée, descriptive, narrative, les dialogues ne manquent pas, et Lia nous prend dans ses réflexions avec ses souvenirs, ses expériences, et ses émotions, une bonne écriture que j'ai vraiment apprécié.
 Comme je le disais, Lia est douce, si elle hésite parfois, quand la tâche est lourde et dur, elle parvient à être d'autres fois déterminée et sûr d'elle, tout ce qu'elle fait, elle le fait pour le bien d’autrui. Au grand contraire de sa sœur jumelle - si un peu pas assez présente pour moi assez pour la cerner - qui elle est d'une cruauté malsaine, ce qui rend l’histoire encore plus compliqué. James est un personnages secondaire qui rajoute à l’histoire une petite pointe douce (il en faut bien). Cependant, j'ai peine pour lui d'être autant tenu à l'écart. Luisa et Sonia constitue une partie de l’histoire, de l’énigme plus précisément , et accompagne Lia autant que l’histoire, elles sont là pour compléter un puzzle, et en donner les morceaux à Lia quand ceux-ci manque. Henry... henry est une part tragique de l'histoire que ne fait que souligner les grands traits tout en affirmant d'autre chose encore.

Pour un premier roman, c'est un très bon roman que nous offre Michelle Zink, diffèrent peut-être parce qu'il se situe dans le passé, un autre décor, un autre temps. Mais aussi par son écriture captivante et les attraits de son histoire, je n'ai peu être pas su le dire assez clairement dans cette chronique mais j'ai adoré ce roman, même si la suite prévoit encore des choses, et que ce premier tome introduit la trilogie (sans pour autant Vraiment le faire) comme une sorte de puzzle dont les pièces se mettent en place, et des cartes sont données à Lia, pour qu'une fois, toutes en main, elle puisse réussir, et ceci... dans la suite !

Petites Citations :

''Je t'aime de toute façon, Lia, déclare-t-il. jusqu'au verdict du temps"

Petites informations :

Maudites est une trilogie, dont les couvertures sont ci-dessous :
En français : (tome 2 et 3)

 Couverture de Maudites,Tome 3 : Le Cercle de Feu

Et en VO : 
http://api.ning.com/files/hRd8EhrESecpMWlRWTOlqVJDXJIpE3WZ*NMC5lHsDfbuGDT01W29qjYS*kCbqb7ztimLLUEVl1fohMpDh83spCxldL1w7K06/ProphecyoftheSisters_PB.jpg

Quelques mots sur l'auteure : 

Michelle Zink se décrit comme une fan incontestée de musique. Elle est originaire de Californie du Sud et vit aujourd'hui à New York avec ses quatre enfants. Maudites est son premier roman.


dimanche 13 mai 2012

Chronique : Ne jamais te croire (Melissa Marr)

Titre VO : Ink Exchange
Titre VF : Ne jamais te croire
Auteure : Melissa Marr
Poche- Les livres de poche, 384 pages, 6euro90
Sortie Française : Mars 2012 ( 2010 pour le grand format)


4éme de couverture française : 

Leslie est une fille particulière. Unique et obstinée. Irial est un f d'un beauté vénéneuse. Il a besoin d'elle pour une raison qu'elle ignore . Elle est attirée par lui sans qu'elle sache pourquoi. Pour lui la tentation est irréstible. Pour elle, la fascination sera mortelle. 

Sombre, tourmenté et dangereusement attirant, il est le roi des Ténèbres et tous les fés le craignent. Chargée d'un lourd passé à seulement dix-sept ans, elle est humaine et ne sait rien de ces intrigues fascinantes et semées de pièges. Tout les sépare. Pourtant, les destins d'Irial et de Leslie sont irrémédiablement liés. (synopsis)



Mon avis : C'est le second tome d'une série

Bon, nous revoici plongé dans le monde des fés. Ce tome là, le second,si on ne prend en compte que le premier avec, pourrait se lire seul. Bon c'est quand mieux de connaître l’histoire qui lie les autres personnages.

Le thème des fés et fées ne plait pas à tout le monde, pour moi c'est un thème que j'affectionne.
Mais, ne vous trompez pas, dans ce roman là, contrairement aux fées d’aujourd’hui, et à certain autre roman comportant des fées, les fées, ici, sont loin d'être blanches. Elles sont mêmes se que j’appellerais cruelle. Irrésistiblement cruelles.

Il n'y là, pas de pays de fée, de dimension autre, les fées vivent parmi nous, elles dissimulent leurs charmes inhumain, et sont tout sauf gentilles. Elles se jouent de nous, souvent invisibles. Quelques humain ont la Vue, qui leur permettent de les voir.
  Il y a là plusieurs cour, celle de l'été, celle de l'hiver, celle des ténèbres... Elles survivent ensemble, même si elles s'opposent, pour certaine, elles sont toutes liées.

Avant de parler de l'histoire, parlons de l'écriture de l'auteure... C'est une écriture qui nous prend dans le récit, qui nous happe et nous tient jusqu'à la fin. Melissa Marr a vraiment une écriture comme j'adore, riche, entrainante, pensive, un petit bonheur de la lire. Malgré qu'elle raconte à la troisième personne, on a l'impression d'être dans les pensées des personnages comme à la première personne. C'est très agréable à lire. D'autant qu'on ne se centre pas que sur une seule personne.

Là c'est un peu diffèrent du premier tome, qui m'avait fait entrer dans l'hiver et l'été, où les risques étaient gros, mais connus, le personnage principal avait conscience de certaines choses. Là, on mêle plus les mortels. L'attraction des fés sur les mortelles est dangereuse à souhait, mais irrésistible. C'est vraiment, quand on regarde, un monde cruel, mais tellement beau d'un autre côté. 

  En lisant la 4éme de couverture, j'étais partie dans une direction précise... Et bien, en fait non, pas du tout... l’historie s'est révèle diffèrent.. mais bien meilleure. On joue avec les sentiments, les attractions, les désirs, le passé... comme dans le premier, le rôle que le personnage doit jouer, est essentiel, pour sauver quelque chose. Car le monde des fés est instable...


Les personnages de Melissa, comme toujours, sont d'une force brute. Chacun de ses personnages est fort, et il n'y rien de nian, nian dans tout le livre. L'amour qui s'y trame, lui est plutôt dangereux. 
 Leslie, notre mortelle, elle est une survivante, on commence avec elle, ses relations avec Aislinn, elle fréquente le monde des fés, de si près sans le savoir... Et joue inconsciemment sa vie. 

J'ai beaucoup aimé Niall, ce fé solitaire, partagé entre les cours, ses sentiments, ses devoirs... C'est un personnage fort, mais comme Leslie, il a souffert, énormément, mais il a aussi énormément fait souffrir les motelles... Avec Irial. Avec Leslie, ils forment un trio, mais Irial et Niall se ressemblent, un lien les lie, et les liera toujours...  Les deux sont très sombres, Irial le roi des ténèbres, et Niall son ancien compagnon. Mais Niall regrette, même si c'est dans sa nature, il lutte contre les souvenirs. C'est ce qui fait pencher la balance en sa faveur. Irial lui est le roi des ombres, donc bon, mais il est aussi capable de tendresse même s'il est clairement mal.

Malgré que les fés soit d'une cruauté absolu, on voit là encore, qu'elles son capable d'amour... Amour qui peut sauver, comme faire tomber, qui peut briser, comme recoller...
L'amour plus fort que tout.

Le récit nous baladent entrent émerveillement,beauté, cruauté, ténèbres, danger, désirs, besoin irrépressible, nécessité, amour, blessures, trahison... 

La fin n'est pas celle que j'aurais voulu... mais elle accentue le monde des fées, dans lequel rien n'est beau... Pour autant, l’histoire n'est pas fini... Le monde des fés restent d'un danger... toujours irrésistible ...

Une très, très bonne lecture, qui de plus est rendu encore plus agréable pour moi, car elle mélange les origines irlandaises des fées et autres créatures (dans ces légendes où bien sûr, les fées étaient bien, bien cruelles...) J'adore cette mythologie là, et dans ce tome, elle est bien présente, avec toute de créature plus abominables et merveilleuses les unes que les autres. 


Petite citation : 

''Le temps, fragmenté, n'était plus qu'une masse confuse et une suite d'instants vides ..."

(petite, je sais, mais cette phrase... dés que je l'ai lu... une petite merveille, non?) 

Petite Informations :

- C'est une saga de 5 tomes, trois sont parus en français, le dernier existe en grand format chez Wiz sous le titre de Ne jamais t'embrasser. 
- Les couvertures VO (même si les françaises sont très belles) correspondent vraiment bien au texte, surtout la seconde, dont l’image, reflète bien Leslie, et l'importance de son tatouage.
- Un projet de film avait été d'actualité pendant un moment... et puis.. pouff, plus de nouvelles, donc bon...
- Je vous met les trois couvertures françaises, puis les couvertures VO de la séries (dans l'ordre)