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samedi 20 avril 2013

Chronique : Uglies (Scott Westerfeld)

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Titre VO : Uglies
Titre VF : Uglies
Auteur : Scott Westerfeld
Traducteur : Guillaume Fournier 
Format Moyen - 432 pages - 13euros50 - Pocket jeunesse
Sortie Française : 11 Janvier 2007






Synopsis : 

Dans le monde de l'extrême beauté les gens normaux sont en danger.
Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser...
Mais la veille de son anniver­saire, Tally se fait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation.
Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succombera la perfection ?


 Mon avis :

J'ai commencé ce roman un peu septique.. parce que j'avais déjà lu des écrits de Scott Westerfeld, et je ne savais pas si j'aimais ou non, parce que j'en ai lu il y a longtemps, je n'avais pas trés accroché.. mais Uglies... c'est tout autre chose.. c'est un presque coup de coeur pour moi ! une petite merveille à dévorer... c'est trés loin de ce à quoi je m'attendais et j'ai hâte de dévorer la suite !

C'est une dystopie en bon et du forme, puissante, qui nous effraye sur la réalité de demain, sur les extrêmes possibles, et qui nous renseigne sur les différentes facettes humaines. 
Le principe de jouer sur la beauté, même si celle-ci est relative, dans le monde réel (hors livre) est un principe original, je ne crois pas avoir lu d'autre livre, personnellement jouant sur ça, mais c'est très intérressant, je trouve. Aux premiers abords ça parait simple comme système. Jusqu'à 16 ans, vous vivez en croyant que vous êtes moches, que votre vie commence après cette âge, age ou vous subissez une opération chirurgicale pour devenir ''beau'', vous allez à Prettiyville, là où tout le monde est heureux, beau, etc. Bref, vous comprenez là l’essentiel. Rien de bien dur, ni exeptionel. 


 Mais tout n'est pas aussi simple que les apparences le font croire. C'est bien connu, dans chaque système, il y a des failles, des opposants, rebelles, résistants. Qui se battent contre la dure ''dictature'' qu'il leur est imposé, ici j'irai jusqu’à dire que c'est une dictature par la beauté. Il y a des secrets, des morceaux noirs dans cette bulle en apprence immaculé, et nous les découvrant, en découvrant ce monde qui est complexe, mais c'est un tel plaisir de le découvrir, il n'est pas comme celui que nous connaissons, il fait se rencontrer des extrêmes, il nous fait découvrir des rudiments de nous même, par dessus une merveilleuse histoire comme on les aime tous, mais aussi par dessus un combat qui est mené durant tout le livre. Un combat pour la vérité, pour le monde. Qui nous montre encore une fois que la beauté est relative. La beauté nous est montré autrement, c'est vraiment interressant, ce point de vue, ou les personnes que nous trouvions belles, sont montrés comme moches, sans une seule hésitation. 
 La technologie a pris place sur le monde, et a remplacé certaines valeurs, dans un monde qu'on pourrait dire futuriste.

Plus on avance dans le livre, plus on apprends à connaitre nos héros, plus on les aimes. Là je veux parler de Tally et David. Ce sont deux héros simples, sans rien, ils sont brute, sans apparence, sans masque, sans autres accesoirs. Nous n'avons que leurs personnalités, leurs sentiments. C'est un plaisir de découvrir les rebelles, bien qu'on écarquilles les yeux devant leurs conditions de vies, misent en opposition devant le ''monde'' des pretties. 
   Ces héros nous bouleverse, nous chamboules. C'est comme ça qu'on les aime. 
   Et je crois que je me suis énormément attachés aux deux principaux, surtout à David. 

D'un côté, ce livre vous renverse aussi, par l'enchainement de complications, renversements, révelations qui éclatent et rendent l'histoire d'un compliqué et d'une force incroyable. Pour moi, du moins, je ne sais pas, mais j'ai adoré ce livre, vraiment. Si pour certain il pourra paraître bon, mais simple, pour moi, il est excellent. Il nous frustre en même temps, et on sens monter une rage en nous, aux vues des injustices, et des retournements de situations dans l'histoire qui la chamboule et empeche un Happy end pour une suite complexe encore et prometteuse! encore meilleure? 

L'écriture de Scott Westerfield... je n'en avait pas encore parlé, et bien, elle est simple, mais comme il faut, elle fait passer l'histoire comme de l'eau, fluide dans nos esprit. 
Pour moi un excellent roman, que je conseille si vous aimez les dystopie, en voilà une qui vous raviera peut-être!   

   


 

Petites citations :

" Tout est tellement immense, murmura Tally.
- C'est une chose que l'on ne voit pas de l'intérieur, dis Shay. A quel point la ville est minuscule, et a quel point elle peut nous empêcher de voir plus grand."




Petites informations : 


 Voici les couvertures françaises des prochains tomes de la saga Uglies : (j'aime bien leurs coodinances, et pas celles des VO, donc je ne les mettrais pas ;)

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg7_GqEFPi70RSrEIgObVZ_4TbQgucVzc3Nr2Ou_iE6APOyxKD3ehKv0p8DSU7RsU1ruRgSzt_HSwctGkk_dm9KxOC0o0jHcqlm-mg9TiN_q_mCZ7FKW6LJlRJdFjYkmf1cfLoTxH2gjefP/s400/uglies1.jpg
http://nevertwhere.blogspot.fr/2009/07/uglies-scott-westerfeld.html


 Je vous invite à aller voir plus de couverture sur Booknode, il y en a des jolies dans d'autres pays, je trouve  

 Il existe un manga en rapport à la série, mais uniquement en Anglais. 

Scott Westerfeld est l'auteur de nombreux romans, dont : 
La trilogie - Léviathant
La trilogie - Midnighters
La saga - Uglies
La duologie - Peeps 
La duologie - succesion   
etc...

Il a reçu quelques prix : 

Grand Prix de l'Imaginaire pour Uglies en 2008
Prix Ado-Lisant pour Uglies en 2009
Prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes pour Léviathan en 2010


Quelques mots sur l'auteur :

  Scott Westerfeld, né le 5 mai 1963 à Dallas au Texas, est un écrivain de science-fiction américain s'étant notamment illustré dans le sous genre de le space opera. Ses écrits sont très inspirés du panthéon de la SF, dont il fait aujourd'hui partie. Son style mystérieux et son humour décalé ont fait le tour de la planète et ont conquis des millions de lecteurs.

samedi 1 décembre 2012

Chronique : Terrienne (Jean Claude Mourvelat)

 Titre : Terrienne 
Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Grand format- 387 pages- Gallimard Jeunesse- 16euros
Sortie Française : 20 Janvier 2011



Synopsis :

Tout commence sur une route de campagne... Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et passe... de "l'autre côté". Ele se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d'humanité, mais où elle rencontrera cepedant des alliés inoubliables. Pour arracher sa soeur à ce monde terrifiant, Anne ira jusqu'au bout, au péril de sa vie. Elle se découvrira elle-même : Terrienne.
Vous ne respirerez plus jamais de la même manière
. 


Mon Avis :

Qui dit  romans français ne dit pas romans mauvais, Terrienne en est un exemple. Ce livre à pour moi été un paradoxe, tout ce que je voyais en positif, j'arrivais à le voir aussi en négatif, drôle de fait, drôle de lecture, dit-comme ça... il n'en reste pas moi que Terrienne est un bon livre.

C'est un livre original, qui nous entraine dans un autre monde, comme dans le notre, il vogue entre les deux, c'est un peu le principe d'une autre dimension, sans l'être, étrange ? oui ! Je dirais que c'est un peu de science fiction, mêlé à de la dystopie, car le monde dans lequel notre héroïne atterrit est tout de même une société bâti sur d'autre principes que les notre, enfin, ils sont ... diffèrent, une diffèrence qui peut faire sourire, et je dois dire que c'est bien trouvé !

Je ne dirais pas tant plus, je laisse découvrir les particularités de ce roman, qui sont nombreuse, ce que je peux dire c'est qu'il est plein d'émotions. Car dans ce monde ''parallèle'' les émotions... ils ne connaissent pas, les humains leurs font peur, ils sont sales, plein de bactéries et microbes divers. De plus il mange, chose qui revient  dans le livre, car les habitants du monde parallèle, ces habitants à la voix métallique et au mode de vie étrange, la nourriture les dégoute, vraiment, c'est en même temps drôle de voir ça, et en même temps on y réfléchie. Ses gens là voit le monde (et ses habitants) comme un monstre, une chose immonde, une abomination... ça peut parraître drôle sur le coup comme je l'ai dit, mais dans l'esprit du livre, c'est bien autre. 

Le style du livre est léger, ce n'est pas compliqué, facile à lire, tout en étant assez ''complet'' même si j'aurais aimé plus de développement là, ou là. La façon de conter n'est pas complexe, mais est bonne, j'ai souris mentalement plusieurs fois, en voyant arriver tel ou tel chose, si facilement, mais en même temps ça s'imbriquait bien dans le récit. Les points de vues, eux sont nombreux, ils forment une valse et ses une des particularité de ce roman, Anna nous raconte le récit à la première personne du singulier, puis nous avons des points de vue diffèrent, ceux de Monsieur Virgil, ceux de Bran, de Gabriel, une vue global... donc peu de récit du point d'Anna, presque, en tout cas ça donne cette impression, et des fois on n'oublie même que c'est tel ou te point de vue, l’histoire défile, remarquable. 

Pour nos héros... je dirait qu' Anna n'est pas mon style de héroïne, cependant c'est une fille des plus simple, rien d'hors du commun, hormis peut-être un grand courage, et de l'amour, parce qu'il en faut bien pour aller chercher sa sœur... certain se reconnaitrons en elle, je ne dit pas qu'elle n'est pas forte... au contraire, elle l'est bien, pour traverser toute ses épreuves, mais je préfère une autre sorte de force... 
Bran lui... j'ai mis du temps à comprendre qu'il ferait bien partit entière du récit, bien qu'au début son personnage soit souligné. C'est un personnage attachant, je l'ai vraiment bien aimé, lui et son ami au nom étrange (et oui, ces fameux nom de trois syllabes ..) Il est touchant, lui et son histoire, lui et son courage, et lui et son amour. 
Les autres personnages secondaires sont aussi intéressant, la soeur d'Anne par exemple, Gabriel, voir les modifications de sa pensées, nous pousse à la comprendre, elle et le petit soldat vert (je vous perd, là , mais si vous lisez le livre, vous comprendrez !) Jens l'ai aussi, même si on ne l'apprend qu'à la suite. Monsieur Virgil était parti pour être un grand personnage.. mais je dois dire que j'ai été un peu déboussolé par la tournure de son personnage dans l'histoire, trop brute pour moi, je m'attendais à un rebondissement de sa par , ou quelque chose qui en ai rapport. 

Terrienne était une bonne expérience en terme littéraire, un livre diffèrent, simple et bon, qui fait un peu réfléchir sur différente choses, on passe par beaucoup d'émotions, sur ce niveau là, j'avoue que c'est fort ! Donc en conclusion, un bon livre !

Petite citation :  

"Que venez-vous faire en ce lieu, vous qui êtes vivant ? Vivants et amoureux ? Vous n'êtes pas à votre place.
[...] 
Peu à peu s'accorde le chant fragile de nos deux souffles. "



Petite information :

Une petit bibliographie :

  • A comme voleur, 1997
  • Histoire de l'enfant et de l'oeuf, 1997
  • Le jeune loup qui n'avait pas de nom, 1998
  • Kolos et les quatre voleurs, 1998
  • La balafre,1998
  • Le voyage de Zoé, 1999
  • L'enfant Océan, 1999
  • Les billes du diable, 2000
  • Le petit royaume, 2000
  • La Rivière à l'envers 1ère partie: Tomek, 2000
  • Regarde bien, 2001
  • La rivière à l'envers 2ème partie: Hannah, 2002
  • L'homme qui ne possédait rien, 2002
  • Je voudrais rentrer à la maison, 2002
  • La Ballade de Cornebique, 2003
  • L'Homme à l'oreille coupée, 2003
  • L'homme qui levait les pierres, 2004
  • La Troisième Vengeance de Robert Poutifard, 2004
  • Histoire de l'enfant et de l'œuf, 2005
  • Sous le grand banian, 2005
  • Le Combat d'hiver, 2006
  • La Prodigieuse Aventure de Tillmann Ostergrimm, 2007
  • Le Chagrin du roi mort, 2009
  • Terrienne, 2011


Quelques mots sur l'auteur :


Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, où il a passé son enfance. À 10 ans, il a été pensionnaire dans un internat très dur, évoqué par la suite dans un roman autobiographique Je voudrais rentrer à la maison.
Il fit ensuite des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et devint professeur d'allemand pendant 5 ans.
Il choisit à cette époque de se consacrer au théâtre ; il a créé alors deux solos clownesques dont un spectacle muet : " Parlez-moi d'amour ", joué plus de 600 fois. Il passe ensuite à la mise en scène de pièces de Brecht, Cocteau ou Shakespeare, avant de s’aventurer dans l’écriture.
En 1997 est publié A comme voleur, l'un de ses premier romans.

Continuant à écrire des romans destinés à la jeunesse, il a obtenu de nombreux prix décernés par des lecteurs enfants ou adolescents  tels que le prix des Incorruptibles.
Son roman Terrienne a obtenu en 2011 le prix Utopiales jeunesse.

mercredi 19 septembre 2012

Chronique : Le dernier jardin tome 2, Fugitive (Lauren DeStefano)

Titre VO : The chemical garden, Fever
Titre VF : Le dernier Jardin, Fugitive
Auteure : Lauren DeStefano
Traducteur : Tristan Lathière
Castelmore, Grand Format- 344 pages - 15euros20
Sortie française : 17 Aout 2012

Synopsis :

 Rhine rêvait de liberté... Elle s'est enfuie de sa prison dorée avec son ami Gabriel. Dans un monde impitoyable où l'espérance de vie ne dépasse pas vingt-cinq ans, la malveillance des hommes est pire que la mort.
Échappée d'un enfer pour plonger dans un autre, Rhine devra faire preuve d'un courage exemplaire pour accomplir son rêve de liberté et et profiter des quelques qui lui restent à vivre.

Mon Avis : (Il est préférable d'avoir lu le premier tome avant de lire cet avis)

Ce second volet est ... diffèrent du premier tout en étant similaire.Tout ce qui on aimé le premier, aimerons le second, plus ou moins, ça ... ça dépend de la personne. En passant, j'avoue avoir craqué sur la couverture que je trouve vraiment belle ! De la couverture, à la quatrième, en passant par la côté, ensemble elles forment une superbe image, avec en plus le bleu métallisé qui ressort... oui, j'adore l'objet livre, surtout celui-ci !

J'avais peur dans ce second livre de partir définitivement du manoir... un nouveau départ.. si c'en ai un d'une certaine façon, et encore je n'en suis pas sûr, le manoir ou plutôt ses habitants, présents comme non présents, occupent une grande partie de l’histoire, même les pensées de Rhine, tout. Donc, je ne savais pas trop sur quoi j'allais tomber en lisant ce livre, juste que j'aimerais. Et bien, j'ai aimé ! j'ai aimé ce roman différemment du premier, je ne saurais l'expliquer.


J'ai ''abandonné'' Cecily et Linden avec un petit pincement, quand même, mais la liberté dans un monde contrôlé, n'a pas de prix, et j'étais heureuse de me dire, ça y est Gabriel et Rhine vont vivrent de belles aventures, ou alors juste quelque chose de plat, mais de doux, et... totalement libres. Bon, le monde est cruel. Si je devais résumer un peu, ce serait cette phrase ou bien ce mot : cruauté. Des gens, bien entendu, car les gens font le monde, et des choses. Ce roman laisse peu de place pour la beauté dans le sens de liberté total et bonheur, surtout. Ce n'est que cruauté, mélancolie. on traverse des épreuves, les unes plus éprouvantes que les autres. Si on découvre un monde similaire au notre, actuel, on découvre comment les gens sont devenus, et il faut dire que ce n'est pas jolie-jolie à voir tout ça. Rien n'épargne nos deux fugitifs.
Dans ces étapes, épreuves, je ne sais comment les appeler, c'est à la fois quelque chose de .. moche dans l'utilisation qu'il en ai fait et de beau, dans un sens. Compliqué, je l'avoue.

Donc, je dirais que ce livre est une suite d'aventures, éprouvantes pour les personnages, et pour nous aussi, il nous plonge dans une certaine mélancolie, du fait de l'état de Rhine, son état ... Mmm, je dirais de délabrement presque, entre une sorte de fièvre, et de maladie quel conque, cela nous fait voir le monde vraiment d'un coté.. noir je dirais. ça assombri un peu le roman, et peu le rendre ''moins bien'' aux vues du premier, pour moi, il se place sur un pieds d'égalité, ou presque. Rhine est toujours la même à suivre, et ceci avec plaisir, j'ai beaucoup aimé connaitre un peu plus Gabriel (jamais assez, je le regrette) et c'est vraiment un personnages que j'aime beaucoup. Si certain personnages par contre comme ''Madame'' sont détestable à un point... pas possible, de même pour d'autre petites personnes qui seront sur la route, beaucoup d'autres seront bienveillante, dans un monde ou plus rien n'est à perdre, j'ai envie de dire, dans un monde cruel. J'aurais aimé de pas quitter certain personnages... mais j'ai espoir de les revoir, sinon, j'en garde un bon souvenir.

Dans l'idée, Lauren Destefano, hormis les états d'esprit et de physique de Rhine, à très bien tourné son histoire, car un petit détail qui en fait aurait pu faire partie du décor, se révèle tout d'un coup, à la dérobé, et sans qu'on s'en aperçoivent, un élément essentiel sur les conséquences du présent, et de l'avenir (notamment la fin,...) Ceci dit, l'écriture de Lauren Destefano est toujours aussi... merveilleuse (comme le monde qu'elle a inventé, même s'il est en réalité ô combien cruel), son écriture est prenante, elle m'en donnerait même des frissons, je ne sais pas, c'est juste.. excellent. Il y a des pensées de Rhine, des phrases... que j'ai envie de relire, tellement elles paraissent belles, bien trouvé, je ne sais pas, je suis totalement fane, voilà.

En résultat, j'ai adoré ce livre, et j'attends grandement la suite, la fin de cette histoire, car la fin du second était... pas mauvaise, mais alors du tout ! elle appelle la suite,elle nous étonne peut-être un peu, mais je la trouve tombé parfaitement, et surtout les dernières pages... torture qui appelle au dernier tome !

Ce livre a été lu en lecture commune avec mon ami Letteratura, vous pouvez retrouver sa chronique ici 

Petites citations :

''C'est si terrible que ça, l'espoir ?''

Petites informations :

Ma chronique du premier tome, ici 

Un trailer (sous-titré) est disponible ici

La couverture VO du dernier tome (verte, mais très jolie!) elle ne changera pas vraiment de celle française dont je n'ai aucune date à vous donner pour le moment !

http://www.laurendestefano.com/blog/wp-content/uploads/2012/06/coverhires1.jpg

Quelques mots sur l'auteure :

 Lauren DeStefano est née à New Haven, dans le Connecticut. L'écriture est sa passion depuis qu'elle est enfant, si bien que même au restaurant elle ne pouvait s'empêcher d'écrire toutes sortes d'histoires sur les menus! Maintenant qu'elle est adulte (enfin presque!), elle écrit des romans jeunesse... pour de vrai.
Elle a été réceptionniste - la pire du monde - , serveuse dans un café, préceptrice et professeur d'anglais. Et quand elle ne travaille pas sur ses romans,  elle passe son temps à crier des ignominies à sa Nintendo DS, à rendre son chat fou avec un stylo laser et à dépenser tous ses sous dans des friperies pour créer de nouvelles tenues qui tuent!


lundi 10 septembre 2012

Petit billet : Midnighters, la série (Scott Westerfeld)

Titre VO : Midnighters, The secret hour
Titre VF : Midnighters, l'heure secrète.
Auteur : Scott Westerfeld
Format moyen - Pocket Jeunesse - 335 pages - 13euros50
Sortie française : 08 Janvier 2009

Il existe une ville, aux Etats-Unis, où le temps s'arrête à minuit. Plus un être ne bouge, tout semble figé... S'ouvre alors l'heure secrète. Le monde appartient aux darklings, des créatures maléfiques qui rodent dans les ténèbres. Seuls quelques ados, nés à minuit pile, sont capables d'évoluer dans cet espace-temps. Ils se surnomment entre eux les midnighters. Tous ont des pouvoirs spéciaux. Tous, sauf Jessica Day. Pourtant, les créatures de l'ombre sentent en elle un danger redoutable et sont prêtes à l'éliminer...


Titre VO : Midnighters, Touching Darkness
Titre VF : Midnighters,l'étreinte des ténèbres
Auteur : Scott Westerfeld 
Format moyen - Pocket Jeunesse - 401 pages - 13euros50
Sortie française : 07 Mai 2009


 Les midnighters savent que leur ville regorge de mystères terrifiants, mais ils ignorent la cause de la disparition de leurs prédécesseurs - la raison pour laquelle ils sont désormais seuls face aux darklings... Pour ne rien arranger, des secrets intimes de midnighters commencent à se faire jour, dont certains qui n'auraient jamais dû émerger... Cette fois, Jessica Day n'est plus la seule exposée à un danger mortel. Et si le groupe ne trouve pas le moyen de se ressouder très vite, il pourrait bien perdre l'un de ses membres à tout jamais...

Titre VO : Midnighters,blue moon
Titre VF : Midnighters,le long jour bleu
Auteur : Scott Westerfeld 
Format moyen - Pocket Jeunesse - 432 pages - 13euros50
Sortie française : 05 Novembre 2009

Minuit n'a jamais été banal à Bixby. C'est l'heure où le temps se fige, où les darklings envahissent la ville. Seuls les midnighters peuvent affronter ces créatures terrifiantes. Jusqu'au jour où minuit surgit... en milieu de matinée. Le monde prend alors la couleur fantomatique du temps bleu. Pour les midnighters, quelque chose d'effroyable se prépare. Bientôt ils découvrent que les murs qui séparent l'heure secrète de l'humanité sont en train de se fissurer. Les créatures de l'ombre pourront se repaître de chair fraîche après des siècles d'attente ! La chasse aux humains est ouverte...

Mon avis :

Alors, tout d'abord pourquoi ce petit billet sur la trilogie intégrale et pas sur un seul roman? C'est assez simple, c'est une série que j'ai commencé il y a deux ou trois ans, la lecture des premiers tomes fut de cette époque là, quand au dernier, il y a un an, je l'ai laissé en ''suspend'' au beau milieu du livre. Mais j'ai quand même voulu savoir la fin, et bien heureusement, je l'ai lu, parce qu'elle n'était pas si mauvaise que ça! Mon avis sur ses romans sera mitigé, parce que j'ai continué la série, mais je l'ai quand même laisser à un moment. Pas assez précis donc pour une ''vrai'' chronique.

Midnighters est une série que je classerais volontiers aux côtés de Gone, de Michael Grant. Dans le genre Science fiction qui ne peut pas forcément plaire à tout le monde. Je rajouterai que Scott Westerfeld à toujours des univers décalés, un peu hors du communs, qui nagent dans la fantasy, la science-fiction ou encore le futuriste. Il cependant une écriture facile et fluide. Cette série est en même temps dans un univers étrange par de nombreux points qui la caractérise, mais elle a de nombreuses facettes qui la rende captivante, des petites pointes de mystères, et un grand point d'interrogation qui nous pousse toujours à savoir, à répondre aux questions qu'on se posent, et entraine tout une légende, une histoire, inventé par l'auteure pour son roman, qui se situent dans notre monde, seulement. Certain enfant nées à minuit  ont des capacités un peu hors du communs et ils ont droit à une heure en plus, dérobée à minuit. L'heure secrète. Seulement cette heure donnée ou le temps est figé, tout l'univers sauf ces adolescents particuliers est statufié, mais... il existent des créatures... dont cette heure est leur monde, eux préexistent uniquement qu'à ce moment là. Et ces créatures représente quelque part tout ce en quoi naissent les cauchemars...


Il y a plein de mystères dont, tout un engrenage, qu'on découvre et essaye de faire marcher tout au long des trois livres. On nous éclaire, et au fur est à mesure, le mystères de Bixby, son histoire, se révèle, avec tout le danger qui accru, de plus en plus fort, jusqu'au sommet.

Les personnages... hormis Jessica, avec qui on commence l'histoire, et Jonathan, qui parait à peu près normal, les autres, Dess, Rex et Mélissa sont un peu marginaux. Rex et Mélissa évoque de la prudence, ils sont entouré de quelque chose d'étrange. Et ils le sont, quelque part. Dess est aussi un peu étrange elle aussi, mais plus facilement supportable, elle a un certain sens de l'humour. Les personnages ne s'apprécient pas forcément, compte tenu de tout ce qui arrive aussi, mais ils se serrent les coudes, car Minuit vint bientôt à représenter un réel danger,et ça, pas que pour eux! Jessica est un personnages assez attachant, elle ne vient pas de Bixby, cette ville, qui dirons nous, est plutôt un morceau de ville. Elle a un peu plus des caractéristiques générales, on va dire, des adolescents ''normaux'' et elle représente une grande part clé de l'histoire, même si cela ce découvre. Jonathan l'est aussi, même si tout ce qu'il pense c'est que l'heure secrète est le seul moment de liberté, où il peut voler, oui, voler, sans gravité, et ça c'est tout ce qu'il aime.

Bon, pour finir avec sur cette série, malgré des petites choses qui pourraient déranger, elles pourraient se révéler intéressantes pour certain. Pour moi c'était une bonne série, malgré que j'ai du laisser un livre en pause. La fin, elle m'a vraiment surprise, elle fini d'un coup, mais c’est quelque chose auquel je ne m'attendais pas le moins du monde. Et à un moment, j’ai même failli versé une larme, ce qui m'a réellement étonnée. Une bonne fin, je dirai.

jeudi 23 août 2012

Chronique : Gone ( Michael Grant )


Titre VO : Gone
Titre VF : Gone
Auteure : Michael Grant
Poche- Pocket Jeunesse - 665 pages - 8euros10
Sortie Française : 19 Avril 2012 / première édition 2009

Synopsis :

Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.

Mon avis :

En lisant Gone, je ne savais pas trop à quoi m'attendre... Beaucoup d'avis que j'avais lu étaient en sa défaveur, mais j'avais quand même rencontré quelqu'un qui m'avait assuré l'adorer. Donc, je me suis lancée, un peu comme ça, sans trop lire même le résumé...Je dois dire que j'ai moi aussi adoré Gone ! si ce roman ne peut pas plaire à tout le monde, pour moi, c'était un sacré livre Science-fiction dans le genre, mais pas que...

Gone est un roman jeunesse, mais il peut tout à fait convenir aux plus grands, il plaira sans doute aux adeptes de la science fiction, peut-être de la fantasy, poussons le vice jusqu'à la Dystopie. Personnellement, cette chronique ne contiendra pas vraiment de points faibles, plutôt tout ce que j’ai pu noter, mais principalement, ça dépend des gouts des lecteurs, car les genres se différencient et ne plaisent pas tous forcément, surtout la ''Science-fiction'' parce que Gone s'y rapporte vraiment, mais pourtant c'est un très bon livre. 

Tout d'abord Michael Grant est un très bon auteur, il a une bonne écriture, qui varie entre le texte et les dialogues sans en avantager ou en dénigrer un, ce qui permet d'avoir un bon équilibre quand on lit le roman. Le point de vue omniscient nous permet de survoler le récit, d'observer chacun des personnages, d'en garder certains mystérieux, et de plonger dans les pensées d'autres, dans leurs âmes... C'est intéressant. L'auteure sait aussi mener un récit, si parfois il y a des endroits qui paraissent vides ou lents, ils sont vites rattrapés par une révélation qui nous pousse à continuer, et tourner les pages, sans cesse. J'ai été happé par le récit, ne voulant plus le lâcher, et des fois je me forçait à lire, perdant un peu le fil. Cependant j'ai adoré ce roman.

Le monde imaginé par Michael Grant est le notre comme un monde différent. tout un tas de mystères tourne autour de l’apparition de cette fameuse zone, la ville, le désert, la mer, mais enfermés dans une bulle, infranchissable... cependant je n'irais pas plus loin, car je spoilirais le roman, mais les révélations sur la zone, sont vraiment intéressantes, moi, je ne l'avais pas deviner, et j'ai été étonnée de voir comment elle à pu apparaitre, car c'est une des grandes question de ce roman, Comment la zone est apparut? mais aussi pourquoi n'y a-t-il plus d'adultes ? Pourquoi 15 ans est la limite ? Comment, ou ? tant de question, toutes ne trouvent pas de réponses, ce sont des vrais mystères qui s'imbriquent l'un dans l'autre, quand un parait se résoudre, il en découd un autre. A la fin du roman, notre soif de réponse n'est pas apaisé, loin de là, et ce qui nous pousserait sans doute vers le tome deux !

On a l'habitude des romans jeunesses où les héros, les personnages principaux sont des enfants, des ados, mais il y a toujours un adulte, ici ou là, quelque chose pour régir le monde, et bien ici, non, il n'y a que des enfants. Plus de loi, si ce n'est celle du plus fort. L'idée de laisser le monde - en plus dans la zone- au mains d'enfants est intéressante, ça développe ainsi certaines choses, certaine morales, et nombres de sentiments, en observent l'humain. Car finalement, il faut toujours un adultes, des lois, pour régir un espace. Faire que les choses soient sous contrôle, les enfants sont encore naïfs, et manipulables pour certains,et d'autres se font des joies de jouer les manipulateurs, un schéma du monde réel, certes, mais avec des enfants, tout devient plus frappant, choquant que si cela avait été des adultes, car des enfants sont des enfants, ils ne sont pas censés avoir des rôles à proprement parler d'adultes, ne pas être responsables, gérer toute une organisation, pas comme ça. Ils développent des caractères qui font réfléchir à voir, jusqu’où peut aller l'humain?

Ces mini-adultes livrés à eux même vont bien devoir endosser le rôles de leurs parents, ces parents disparut dont le manque est cruel. Faire comme des grands, tout enfants en rêve, mais quand ça lui tombe dessus ? et bien il voudrait juste retourner dans les bras de sa mère, tout simplement.


Ces côtés ci du récit sont soutenues par l'attrait fantastique du roman, car la zone grouille de pouvoir... des enfants qui ont des spécialités bien à eux - courir plus vite que le vent, lancer des flammes, téléporter des objet, etc- plus des coyotes qui parlent, portées par une source de pouvoir noir... Voilà ce en quoi le récit d'un point de vue science-fiction se révèle vraiment bon, dans une certaine règle de l'art, c'est un roman pas mauvais du tout, d'où peuvent bien venir ces pouvoirs ? ceux-ci s'affrontent, ils sont la sources de quelque chose dans la zone, quelques choses en rapports avec la centrale ? un peu comme Tchernobyl, c'est un aspect qui vaut le coup d’œil.

Ce que j’ai pu noter, est la cruauté. Les enfants sont connu pour être tendres, innocents, mais aussi cruels. La cruauté d'un enfant, peux parfois dépasser bien celles des adultes, car certain ne se rendent pas compte. Drake lui est conscient et c'est ce qui rend la situation un peu plus terrible, je cherchais une raison de le plaindre... de justifier ses actes, mais je n'en trouvais pas, et finalement, ce n'est que de l'horreur bien humaine, dont il est question. Celle que reflètent les adultes.
Donc, dans les personnages, nous avons vu Drake, nombreux diffères et ont tous leur part d'attrait, comme Mary est son histoire, mais les plus importants sont Caine, le ''méchant'' mais plus le cerveau, il reflète un peu ce que peut être un garçon riche dans un pensionnat, et pourtant, à l'intérieur, il est déchiré. Seulement, rien n'est plus fort que la haine. Accompagné de Drake et Diana, cette fille qui est blanche et noire à la fois, on ne sait jamais, il forme un parfait opposé de Sam et ses amis, Sam l'épaule sur qui on s'appuie celui sur qui tout repose. Ce n'est certes pas facile, mais il faut le faire, Sam est droit et vaillant , un personnage facile à aimer, tout comme Edilo, Astrid est plus dure à apprécier, un peu froide, mais en apparence... Quinn a sa part de démons, mais dans un monde comme le leur qui ne serait pas tenté de chercher sa place dans un autre camp? Je ne parlerais pas du petit Pete, car il est découvrir, ce bout de mystère bien plus important à l'histoire qu'il n'y parait...

Gone est une aventure dans un espace ou seuls des enfants s'affronte, un espace qui tient bon rongé par les pouvoirs qui affluent, pas toujours bons... mêlé entre les sentiments décuplé des enfants, emporté par l'absence d'adulte et les valeurs qui restent, Gone est un bon roman fantastique comme une pause parfaite dans le genre, à mi chemin entre plusieurs il en ravira plus d'un, comme il peut décevoir, mais un livre qui vaut le coup d’œil  !
  
Petites citations :

" Sauve-les, Sam, ironisa Quinn , sauve-les tous."

"Ils n'ont rien d'autre à craindre que la peur elle même" - Roosvelte (reprit par Sam)

" Oui, mais toi ce n'est pas pareil.
- Pourquoi ?
- Parce que toi je t'aime"

Petits informations :

Le trailer de Gone est disponible ici, en anglais, mais vous avez une traduction, faite au dessus. 

La saga compte 6 tomes en tout, tous sorti en VO, mais seulement 4 en français, le cinquième tome, Gone-La peur, est prévu pour Novembre 2012, donc bientôt, ci dessous, toutes les couvertures de la série, en Version originale, mais ce sont les mêmes qu'en français hormis que nous avons pour unique grand titre ''Gone'' sur les couvertures: 



Quelques mots sur l'auteure :

Micheal Grant à passé une grande partie de sa vie sur la route . Élevé dans une famille de Militaire, il a fréquenté dix écoles différentes dans cinq états différents, ainsi que trois établissement en France. Adulte, il a gardé le gout des voyages et s'est d'ailleurs orienté vers l'écriture parce que c'était l'un des rares métiers qui ne l'obligeait pas à s'enraciner. Son plus grand rêve et de faire le tour du monde en bateau et de visiter tout les continents. Il vit à Chapel Hill en Caroline du Sud, avec sa femme, et leurs deux enfants, et beaucoup d'animaux de compagnie.


mardi 3 juillet 2012

Chronique : Delirium (Lauren Olivier)

Titre VF : Delirium, Livre I
Titre VO : Delirium
Auteure : Lauren Olivier
Black moon, Grand format, 450 pages, 16 euros
Sortie française :  2 Février 2011 (2 mars 2012 pour la nouvelle couverture)

Synopsis :

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »




Mon avis :

Holala... On n'arrêtait pas de me dire de lire ce livre... et comme d'habitude, j'aurais vraiment dû le lire avant ! Bien sûr si pour moi, il frôle le coup de coeur, je peux aussi comprendre pourquoi certain ne l'ont peut être pas aimé.

Ce livre est une petite merveille. Au tout début, j'étais intrigué, je me disais que l'univers créé était original, dans le sens où l'on considère  l'amour comme la pire des choses, une maladie mortelle, terrible. Elle tue. Point. Sauf que ce qu'ils ont oublié, c'est que si elle peut tuer, elle peut aussi sauver.
 Au début de cette histoire, c'est vraiment très long, on met un peu tout en place, on répète des choses pour appuyer sur leur forces, leur importances. Malgré le côté un peu long, j'avoue que c'est un vrai délice de lire tout ça. C'est très descriptif et pensif, mais Lauren Olivier écrit comme une déesse, sérieusement, elle a une écriture enivrante, tel du miel qui s'enroule dans notre bouche, les mots tournent dans notre tête. Des fois, elle écrit des phrases... tellement belles. Elle arrive à nous prendre dans l'histoire, ainsi, dans le passé de Lena, son histoire, dans ce monde, elle transforme un petit détail insignifiant - un lacet de chaussure, usé, par exemple - en une choses merveilleuse et déchirante.

Tout d'abord, en plus de la situation déchirante de Lena, par son passé, l'auteure nous déchire avec les lois de son monde, son enfermement. C'est juste... la pire des injustices, ça nous fait sortir de nos gonds, nous insurger, nous indigner. En effet, l'amour a été éradiqué, à partir de 18 ans, les ''vulnérables'' en sont guérit, il vivent dans le plus grand des bonheurs, sans douleur, sans haine, sans amour, indiffèrent. Vous êtes apparié à un garçon, ou une fille, de votre statut, et voilà, on choisit combien d'enfants vous aurez, etc..  La population est tellement embrigadée, que l'amour est craint, si on aime, on est malade, le ''protocole'' cette guérison, est la seule solution, la meilleure, et on l'attend avec impatience. Nous lecteurs qui vivons dans ce monde, on crie. Quand on nous dit ''avant, l'amour tuait, c'est à cause de ça que les vols, les crimes, les accidents, l'alcool, la drogue, les suicides, tout ça, existait.'' En même temps ça s’appelle vivre, c'est ce qui fait que la vie à sens, qu'elle vaut la peine, c'est souffrir.


Mais Lena était embrigadée elle aussi... bien que le passé de sa mère, soit fort tumultueux..  Le protocole était ce qui lui était destiné, elle deviendrait heureuse et ne souffrirais plus jamais, point. J'aimais assez Lena, parce qu'elle est simple, au début elle est contre l'amour, comme la plupart des gens, mais, au fils du livre, elle évolue, bien qu'elle reste une héroïne, pour le moment... passive. Si l'action n'est pas présente-présente, il y a de nombreux passages apporte quand même de petites actions à l'histoire, elle n'est pas si terne, bien au contraire.

Tout le roman n'est que force, force de pensées, puis force... d'amour. Et oui, quand on ne connait pas l'amour, on ne peut pas le regretter, mais quand on l'a connu, le vrai, le puissant... C'est autre chose. On se battrai jusqu'à sang, pour. On mourrai, pour.
C'est ainsi que quand Lena le connais.... elle doit le cacher, car si les gens le savent, elle peut finir mal, très mal. Là, vous ne pouvez pas pleurer, pas parler à un garçon vulnérable, pas le toucher, s'embrasser est comme le pire des crimes, seuls les invulnérables le font,et entre, chastement. C'est profondément diffèrent de se qu'on connait, et c'est dur de s'imaginer à la place de Lena, j'ai essayé et c'est un dur sentiment de frustration qui m'a envahi...

Mais, malgré cela, dans ce livre, on apprend aussi autre chose, ou le réapprend : l'amour, l'amour et ses merveilles. L'amour qui rend les choses si belles, même si à la base elles ont été décrétés laides, l'amour qui vous fait voir le monde meilleur, qui vous fait perdre les pédale, si simple est-il, il est plus puissant que tout.

Delirium est un livre qui va trifouiller les tréfonds de votre âme, et vous fait vous poser des questions, brûlantes, qui ébranle vos fondements.


L'amour, la vie, pourrait se résumer à Alex, ce garçon des labos, aux cheveux aux couleurs des feuilles en automnes, aux yeux de miel, et aux chaussures avec les éternels lacets d'un bleu pétant. Alex est, comment dire, la tache orange vive dans ce monde aux couleurs ternes. Il est unique en lui même, unique dans ce que j'ai pu voir,et unique dans ce monde. Alex est la liberté, la nature, en lui même, et il nous fait tourbillonner, miroiter des merveilles, un amour, et l'espoir. Parce qu'en sa présence, c'est une autre Lena que l'on a... (oui, oui, j'ai un énorme coup de foudre pour le personnage d'Alex...) 


C'est un petit bouquet de cruauté pas les nombreuses faces pas très très jolies, de ce monde, et d'amour, par tout ce qui contre les lois, tout ce qui est vrai face au mensonge. 

C'est une histoire terriblement belle.  

Si on peut trouver donc le récit lent, malgré quelque grain de sel, ici et là , il reste d'une merveilleuse beauté en lui même, par contre... A 100 pages de la fin, gros boum ! là, le livre, je ne l'ai pas lâcher, vous pouvez me croire, impossible, il fallait que je sache... et durant ces 100 dernières pages, la frustration est à son comble, insoutenable, et les actions s'enchainent, et la fin est incertaine, impossible de savoir. On espère, on espère, tellement... Lauren Olivier est maitre dans cette art, croyez moi. Et la vrai fin, en gros la dernière page... Mon dieu, je crois je jamais m'en remettre (grosse envie de crier Alex, mais je me suis retenue) Bref, L'auteure nous quitte dans un bel éclat, terrible, qui a un effet radicale sur moi : je pense que je vais rêver du tome 2 jusqu'à ce que je puisse enfin le lire!

le + : Lauren Olivier a créé un monde, jusque dans les moindre recoins, et donc dans les moindres textes, en effets, les en-tête de chaque chapitre sont une citation , proverbes, extraits de la constitution, des fondements, de livres ''d'état'' Bref, tout y passe, et c'est vraiment toute la société qu'elle nous a monté avec un grand brio !


Petites citations (enfin celles que j'ai retenues début, parce que le livre en lui même est une grande citation sur l'amour et la vie...) 

"Ce mot est à peine plus supportable que celui qui m'a accompagné pendant des années, à la mort de ma mère, pareil au sifflement d'un serpent venimeux, laissant du poison dans son sillage : suicide. Un mot fuyant, un mot que l'on murmure, que l'on marmonne, que l'on crache, un mot que l'on souffle entre deux pomme placées en coupe sur sa bouche ou que l'on susurre derrière une porte close. il n'y avait pas dans mes rêves que l'on pouvait le crier à plein poumons." 

'' Voilà la raison de son mutisme. Tous les autres termes de son vocabulaire se sont éclipsés par ce mot unique; trop grand, dont l’écho occupe encore les recoins sombres de sa mémoire. Maman."

*possibilité de spoilers* 

" J'ai un secret. Erigez des murs jusqu'au ciel, et je trouverai le moyen de m'envoler pour les franchier. Essayez de m'immobilisez avec cents milles bras et je trouverai le moyen de résister. [...] A refuser d'abandonner tout espoir. A refuser de garder les pieds sur terre. A aimer dans un monde sans murs, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur. 
  Je t'aime. Souviens-toi. Ils ne peuvent pas nous enlever ça." 


Petite informations : 

Un trailer interactif, super sympa ici (en anglais) 
Et Lauren nous parle ici  un peu de son livre (en anglais)  


Delirium est une trilogie, dont le second tome es sorti en France en mars, et la couverture du dernier nous as été révélé récemment en VO (mais c'est la même en VF)  Je vous mets les deux, à gauche le tome deux en français, à droite le tome trois en anglais.






 
Il existe aussi une nouvelle nommé Hana qui se situe entre les deux romans.  Elle permet de découvrir le personnages d'Hana, sans Lena, bien que le récit se passe dans le premier tome. 






L'auteure a aussi écrit un autre roman, qui je dois avouer, me tente énormèment, aux éditions Black Moon toujours : Le dernier jour de ma vie 

Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour changer votre destin ?" Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt six chances. Six jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Six occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?


Quelques mots sur l'auteure :  

Titulaire d’un diplôme de philosophie et de littérature à l’université de Chicago, Lauren Oliver a ensuite suivi une formation en arts à l’université de New York. Elle a brièvement travaillé comme assistante d’édition chez un éditeur new-yorkais, avant de se consacrer entièrement à l’écriture.