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jeudi 23 août 2012

Chronique : Gone ( Michael Grant )


Titre VO : Gone
Titre VF : Gone
Auteure : Michael Grant
Poche- Pocket Jeunesse - 665 pages - 8euros10
Sortie Française : 19 Avril 2012 / première édition 2009

Synopsis :

Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.

Mon avis :

En lisant Gone, je ne savais pas trop à quoi m'attendre... Beaucoup d'avis que j'avais lu étaient en sa défaveur, mais j'avais quand même rencontré quelqu'un qui m'avait assuré l'adorer. Donc, je me suis lancée, un peu comme ça, sans trop lire même le résumé...Je dois dire que j'ai moi aussi adoré Gone ! si ce roman ne peut pas plaire à tout le monde, pour moi, c'était un sacré livre Science-fiction dans le genre, mais pas que...

Gone est un roman jeunesse, mais il peut tout à fait convenir aux plus grands, il plaira sans doute aux adeptes de la science fiction, peut-être de la fantasy, poussons le vice jusqu'à la Dystopie. Personnellement, cette chronique ne contiendra pas vraiment de points faibles, plutôt tout ce que j’ai pu noter, mais principalement, ça dépend des gouts des lecteurs, car les genres se différencient et ne plaisent pas tous forcément, surtout la ''Science-fiction'' parce que Gone s'y rapporte vraiment, mais pourtant c'est un très bon livre. 

Tout d'abord Michael Grant est un très bon auteur, il a une bonne écriture, qui varie entre le texte et les dialogues sans en avantager ou en dénigrer un, ce qui permet d'avoir un bon équilibre quand on lit le roman. Le point de vue omniscient nous permet de survoler le récit, d'observer chacun des personnages, d'en garder certains mystérieux, et de plonger dans les pensées d'autres, dans leurs âmes... C'est intéressant. L'auteure sait aussi mener un récit, si parfois il y a des endroits qui paraissent vides ou lents, ils sont vites rattrapés par une révélation qui nous pousse à continuer, et tourner les pages, sans cesse. J'ai été happé par le récit, ne voulant plus le lâcher, et des fois je me forçait à lire, perdant un peu le fil. Cependant j'ai adoré ce roman.

Le monde imaginé par Michael Grant est le notre comme un monde différent. tout un tas de mystères tourne autour de l’apparition de cette fameuse zone, la ville, le désert, la mer, mais enfermés dans une bulle, infranchissable... cependant je n'irais pas plus loin, car je spoilirais le roman, mais les révélations sur la zone, sont vraiment intéressantes, moi, je ne l'avais pas deviner, et j'ai été étonnée de voir comment elle à pu apparaitre, car c'est une des grandes question de ce roman, Comment la zone est apparut? mais aussi pourquoi n'y a-t-il plus d'adultes ? Pourquoi 15 ans est la limite ? Comment, ou ? tant de question, toutes ne trouvent pas de réponses, ce sont des vrais mystères qui s'imbriquent l'un dans l'autre, quand un parait se résoudre, il en découd un autre. A la fin du roman, notre soif de réponse n'est pas apaisé, loin de là, et ce qui nous pousserait sans doute vers le tome deux !

On a l'habitude des romans jeunesses où les héros, les personnages principaux sont des enfants, des ados, mais il y a toujours un adulte, ici ou là, quelque chose pour régir le monde, et bien ici, non, il n'y a que des enfants. Plus de loi, si ce n'est celle du plus fort. L'idée de laisser le monde - en plus dans la zone- au mains d'enfants est intéressante, ça développe ainsi certaines choses, certaine morales, et nombres de sentiments, en observent l'humain. Car finalement, il faut toujours un adultes, des lois, pour régir un espace. Faire que les choses soient sous contrôle, les enfants sont encore naïfs, et manipulables pour certains,et d'autres se font des joies de jouer les manipulateurs, un schéma du monde réel, certes, mais avec des enfants, tout devient plus frappant, choquant que si cela avait été des adultes, car des enfants sont des enfants, ils ne sont pas censés avoir des rôles à proprement parler d'adultes, ne pas être responsables, gérer toute une organisation, pas comme ça. Ils développent des caractères qui font réfléchir à voir, jusqu’où peut aller l'humain?

Ces mini-adultes livrés à eux même vont bien devoir endosser le rôles de leurs parents, ces parents disparut dont le manque est cruel. Faire comme des grands, tout enfants en rêve, mais quand ça lui tombe dessus ? et bien il voudrait juste retourner dans les bras de sa mère, tout simplement.


Ces côtés ci du récit sont soutenues par l'attrait fantastique du roman, car la zone grouille de pouvoir... des enfants qui ont des spécialités bien à eux - courir plus vite que le vent, lancer des flammes, téléporter des objet, etc- plus des coyotes qui parlent, portées par une source de pouvoir noir... Voilà ce en quoi le récit d'un point de vue science-fiction se révèle vraiment bon, dans une certaine règle de l'art, c'est un roman pas mauvais du tout, d'où peuvent bien venir ces pouvoirs ? ceux-ci s'affrontent, ils sont la sources de quelque chose dans la zone, quelques choses en rapports avec la centrale ? un peu comme Tchernobyl, c'est un aspect qui vaut le coup d’œil.

Ce que j’ai pu noter, est la cruauté. Les enfants sont connu pour être tendres, innocents, mais aussi cruels. La cruauté d'un enfant, peux parfois dépasser bien celles des adultes, car certain ne se rendent pas compte. Drake lui est conscient et c'est ce qui rend la situation un peu plus terrible, je cherchais une raison de le plaindre... de justifier ses actes, mais je n'en trouvais pas, et finalement, ce n'est que de l'horreur bien humaine, dont il est question. Celle que reflètent les adultes.
Donc, dans les personnages, nous avons vu Drake, nombreux diffères et ont tous leur part d'attrait, comme Mary est son histoire, mais les plus importants sont Caine, le ''méchant'' mais plus le cerveau, il reflète un peu ce que peut être un garçon riche dans un pensionnat, et pourtant, à l'intérieur, il est déchiré. Seulement, rien n'est plus fort que la haine. Accompagné de Drake et Diana, cette fille qui est blanche et noire à la fois, on ne sait jamais, il forme un parfait opposé de Sam et ses amis, Sam l'épaule sur qui on s'appuie celui sur qui tout repose. Ce n'est certes pas facile, mais il faut le faire, Sam est droit et vaillant , un personnage facile à aimer, tout comme Edilo, Astrid est plus dure à apprécier, un peu froide, mais en apparence... Quinn a sa part de démons, mais dans un monde comme le leur qui ne serait pas tenté de chercher sa place dans un autre camp? Je ne parlerais pas du petit Pete, car il est découvrir, ce bout de mystère bien plus important à l'histoire qu'il n'y parait...

Gone est une aventure dans un espace ou seuls des enfants s'affronte, un espace qui tient bon rongé par les pouvoirs qui affluent, pas toujours bons... mêlé entre les sentiments décuplé des enfants, emporté par l'absence d'adulte et les valeurs qui restent, Gone est un bon roman fantastique comme une pause parfaite dans le genre, à mi chemin entre plusieurs il en ravira plus d'un, comme il peut décevoir, mais un livre qui vaut le coup d’œil  !
  
Petites citations :

" Sauve-les, Sam, ironisa Quinn , sauve-les tous."

"Ils n'ont rien d'autre à craindre que la peur elle même" - Roosvelte (reprit par Sam)

" Oui, mais toi ce n'est pas pareil.
- Pourquoi ?
- Parce que toi je t'aime"

Petits informations :

Le trailer de Gone est disponible ici, en anglais, mais vous avez une traduction, faite au dessus. 

La saga compte 6 tomes en tout, tous sorti en VO, mais seulement 4 en français, le cinquième tome, Gone-La peur, est prévu pour Novembre 2012, donc bientôt, ci dessous, toutes les couvertures de la série, en Version originale, mais ce sont les mêmes qu'en français hormis que nous avons pour unique grand titre ''Gone'' sur les couvertures: 



Quelques mots sur l'auteure :

Micheal Grant à passé une grande partie de sa vie sur la route . Élevé dans une famille de Militaire, il a fréquenté dix écoles différentes dans cinq états différents, ainsi que trois établissement en France. Adulte, il a gardé le gout des voyages et s'est d'ailleurs orienté vers l'écriture parce que c'était l'un des rares métiers qui ne l'obligeait pas à s'enraciner. Son plus grand rêve et de faire le tour du monde en bateau et de visiter tout les continents. Il vit à Chapel Hill en Caroline du Sud, avec sa femme, et leurs deux enfants, et beaucoup d'animaux de compagnie.


jeudi 16 août 2012

Chronique : Toi contre moi (Jenny Downham)





Titre VO :You against Me
Titre VF : Toi contre Moi
Auteure : Jenny Downham
Poche- Pocket Jeunesse- 502 pages, 7euros60
Sortie Française : 21 juin 2012 pour l'édition poche; 1er juin 2011 pour le grand fromat






Synopsis :


 Si quelqu'un blesse votre sœur et que vous êtes n'importe quel homme, vous cherchez la vengeance, n'est-ce pas ?


Si votre frère est accusé d'un terrible crime et que vous êtes le seul témoin, vous bannissez tous les doutes pour le défendre. N'est-ce pas ce que chaque famille ferait ?


Quand la sœur de Mikey clame qu'un garçon l'a attaqué à une fête, son monde où seul le travail et les filles comptent commence à tomber en morceaux.
Quand le frère d'Ellie est accusé de ce crime mais qu'il persiste à dire que c'est faux, son monde de révisions, d'examens et d'adaptation dans son nouveau lycée commence à s'assombrir.
Quand Mikey et Ellie se rencontrent, deux mondes entrent en collision.

Courageux et contre toute épreuve, ce roman est un livre qui parle d'être extraordinaire et de pouvoir supporter d'impossibles tensions. C'est un roman sur la sincérité, ainsi que tous les choix qui vont avec.
Mais par-dessus tout, c'est un livre sur l'amour - pour une famille aussi bien que pour l'autre.

Mon avis :

Waoh, waoh, waoh. Voilà en gros ma critique en trois mots. Toi contre moi... est un livre... fort, vraiment fort, merveilleux et déchirant à la fois. Je n'ai même pas de mots, il fait partie des livres qui vous prennent, puis vous retournent, face au monde, et là vous le voyez d'un autre angle et il vous dit ''Alors, quel est le côté le plus moche ?"

  Ce livre est un cri comme une douce histoire, il mélange tant de choses, à travers lui, milles questions se posent, nous bousculent, nous bouleversent. On nous tient, on nous jettent, et on nous reprend, il y a des livres comme ça.

Je pourrai passer des heures entières à vous dire combien Jenny Downham est merveilleuse, je n'ai lu que deux de ses romans (les seuls à ce que je crois) et ... je l'adore, je l'adore ! C'est fou tout ce qu'elle peut nous faire ressentir, la force de ses histoires est incroyable... J'ai testé un jour, Je veux vivre, et aujourd'hui Toi contre Moi... et ma conclusion est bien la même, Jenny écrit d'une façon... bien à elle, mais tellement merveilleuse, elle ne cherche pas a rendre le monde bon, il ne le sera jamais, au contraire, elle nous montre tant de chose de la vie courante, la notre, celle de n'importe qui, elle rentre dans des détails qui nous rapproche de l'histoire, des personnages, de la situation, elle décrit des choses, banales, mais celles ci deviennent... grande, immenses, belles, même les choses moches. Ne parlons pas de la façon dont elle modèle les sentiments, les personnages, ici pas d’héroïne, pas de héros, mais des humains, faibles, courageux, lâches, rêveur...

Cette histoire en plus d'être merveilleuse, de nous faire frissonner, ronger les doigts, attendre impatiemment, s’inquiéter, hoqueter de surprise, de frustration, et entre les ''oh nooon !" elle nous donne aussi une petite claque, parce que c'est un peu ce qu'on Ellie et Miceky, et nous sommes obliger de l'avoir aussi.

Bien que le récit soit à la troisième personnes, on alterne entre Ellie et Mikey et je dois dire qu'on est tellement pris dés le début que je n'avais même pas vu qu'on racontait la vie de Mikey au lieu que ce soit lui qui raconte, et oui, l'écriture de Jenny fait ça aussi, elle nous englobent totalement, on a l'impression d'être Ellie ou Mikey; et des fois, on les observe. 

Toi contre  moi, c'est une histoire d'amour. Mais c'est une grande histoire de fraternité. Les liens du sang avant tout, que feriez-vous pour votre soeur ou votre frère ? Le vengeriez-vous s'il lui était arrivé malheur, seriez-vous capable de mentir poure lui, tout en le sachant coupable ? Des questions brulantes qui nous envahisse dans ce livres. Est-ce que Mikey et Ellie ont raison de faire ce qu'ils font? La vérité est dure, peut-on seulement la supporter, porter son fardeau ? Toi contre moi n'est pas un livre facile, ce n'est pas une histoire d'amour simple; elle est bien plus complexe que ce qu'on en laisse entendre, il a tant de chose qui s’immisce entre l'amour d'Ellie et Mikey, leurs famille en premier lieu. Mais les deux sont des battants, et ce livre est un combat, contre le monde, le monde entier. 

Tout au long du récit, on sent la force monter, à des moments on se croit invincible, porter par les évènements, à d'autres, on est posé, on se croit perdu, puis les réflexions afflux, nous perdent encore, nous obligent à regerder autour de nous; c'est un vrai tourbillon qui nous emporte. Évoluer dans les situations de Mikey et Ellie n'est certe pas facile, mais c'est une belle histoire d'amour, qu'on aurait pu croire inimaginable, dure, mais réelle, forte, vrai.


Les personnages sont vraiment touchants, tous autant qu'ils sont, vraiment, même Tom. Au tout début, on pourrait croire que Mikey est un sale gosse des rues, il vit dans un immeuble, pas un meilleur quartier, il est pauvre, il a toute les filles qu'il veux... j'avais une vision bien étroite de Mikey... et bien non, pas du tout, Mikey, comme le dit ça mère est sans doute, plus faible qu'il ne pourrait le faire voir, c'est un garçon comme un autre, avec une certaine sensibilité et un sens de la famille, la sienne, il l'aide. Attention, il n'est pas parfait, mais je trouvais qu'il était déjà bien assez, son originalité. Peu vu dans les livres pour moi, mais j’ai adoré Mikey et son rêve de cuisine, ponctué de Jacko, son ami infaillible, que l'on apprécie, et de Dex, patron du pub dans lequel il travaille, qui lui donne tant sa chance à bout de bras, Mikey n'a peut être pas une situations familiale qui tient la route, mais il est entouré d'une ou deux personnes qui lui donne quelque chose. 
  La mère de Mikey, elle, au début, on pourrait elle aussi la croire autre, une mauvaise mère, et c'est vrai qu'elle fait de sacré écarts, et qu'elle n'est pas très présente, mais elle se reprend - quoique toujours avec sa bouteille -  Karyn, sœur et victime n'est plus qu'une pâle ombre d'elle même, elle souffre, on entrevoit la terreur qui l'habite après son viol, qui ne peut qu'être vrai, on est aussi un peu à la place de son frère tiraillé par beaucoup de responsabilités. Holly est adorable du haut de ses huit ans et rajoute au recit une pointe de blanc d'un un monde gris terne 

Du côté Parker, c'est diffèrent, la famille d'Ellie ce n'est pas pareil, c'est plutôt du côté riche bourgeois qui peuvent avoir ce qu'ils veulent, y comprit, de très-très bons avocats... mais être riche ne signifie pas être heureux, certes les Parker l'était, mais c'était avant que leur fils soit incriminé de viol, ce qu'il dément, hors sa sœur sait... Ellie est forte tout en étant faible, elle subit beaucoup de pression dû a son frère, et la vérité l'écrase .. Mais notre gentille fille a des accents rebelles. quand sa mère est un peu pâle, elle aussi, a des ressources et nous étonne, son père lui est plutôt dépassé par les évènements..
Quand à Tom... et bien il est touchant par moment, mais au fond, il n'est pas vraiment le gentil petit garçon blond, même si le procès le détruit, il y a une part de noir en lui..

Les personnages nous entrainent dans un tourbillon ou chacun doit faire face, mais surtout nos deux héros, mêler avec leurs désirs l'un pour l'autre, un roman de vie, mais bien plus, quelque chose de si fort que vous en garderait le souvenir indéfiniment, c'est le genre de livre qui reste en mémoire, pour tout ce qu'il évoque, tout ce qu'il prônent, montre, démonte, un livre battant, un livre à la fois doux et brut. 

 Je n'ai pas pleuré sur la fin, car au contraire, mais en y ressemblant vraiment, quand Je veux vivre finissait vraiment mal, mais en même temps, un mal si beau, et avec un part de réel bien, celui ci finit bien, tout jolie, mais avec une part de Mal qui se cache.. jolie fin..

Je ne sais même plus quoi dire tant j’ai aimé ce livre.. .
 
Petites citations :

"Bon, comment tu appelles un mouton sans pattes ?
  Elle plissa le nez pour réfléchir. C'était mignon. Elle avait sur l'arête du nez une accumulation de tâches de rousseur qu'il n'avait jamais remarquée auparavant. 
 - Je donne ma langue au chat. 
- Un nuage"

"Écoute, dit-il, [...] Oui, le procès va être un cauchemar, et oui, ton père est un con, et oui, ma mère continue de boire du Sherry au petit déjeuner et le cache dans le séchoir en espérant que personne ne s'en aperçoive. Les miracles ne se font pas en une nuit [...] "


Petites informations :

Toi contre moi est le second roman de Jenny Downham, son premier roman, Je veux vivre, (qui fut pour moi un coup de cœur) a été récemment adapté au cinéma, la bande annonce ici, et ci dessous les couvertures du livre (VF) , l'affiche du film, et son résumé.ainsi que la seconde couverture française de Toi contre Moi

 
 

Quelques mots sur l'auteure :


Jenny Downham est née en 1964. Elle a été comédienne dans les dans les hôpitaux et les foyers pour jeunes. Je veux vivre (éditions Plon, 2008) est son premier roman. Il a connu un immense succés en Angleterre, aux Etat-Unis et en Hollande.
Toi contre Moi a paru en 2011 chez le même éditeur.
Elle vit aujourd’hui à Londres avec ses deux jeunes filles.


mercredi 8 août 2012

Chronique : Quatre filles et un jean (Ann Brashares)





Titre VO :  Sisterhood of the travelling pants
Titre VF : Quatre filles et un jean, le premier été
Auteure : Ann Brashares
Poche- Pôle fiction - 7euros60 - 377 pages
Sortie française : 2002 pour le grand format; 2010 pour le poche





Synopsis :

Un jean acheté dans une boutique d'occasion va devenir le lien entre quatre adolescentes. Carmen est brune et un peu ronde, elle parle sans détour et a un problème avec son père divorcé qui lui réserve une drôle de surprise. Tibby est un garçon manqué et ne fait pas son âge. Bridget, la troisième, est blonde, superbe et sportive, volontaire jusqu'à l'erreur... La dernière est Lena la brune, très introvertie, et grecque jusque dans ses sentiments. Chacune va se retrouver séparée pour les vacances, et ce jean magique sera leur lien indéfectible, source de fidélité. Il sera témoin de la découverte pour chacune d'entre elles de la profondeur de l'amour. Que ce soit l'amitié d'une petite leucémique ou la révélation de l'amour paternel pour certaines, ou bien la rencontre du premier amour, authentique ou source d'une amère déception pour l'autre.

Mon avis :

Quatre filles et un jean est un roman... je ne sais pas un brin rafraichissant, sympathique, mais pas que... il est touchant d'une certaine façon, et original. Je m'attendais à apprécier, mais pas à autant aimer...

Quatre filles et un jean est un roman court, simple, mais efficace. On commence par le point de vue de Carmen, et on fini par, alors que tout le roman est d'un point de vue général, à la troisième personne, tout en ce concentrant sur une des quatre filles à la fois. Ceci est tout d'abord un point d'originalité, la plupart des roman se concentre sur un seul points, quand celui ci alterne, c'est assez plaisant, ça ne m'a pas dérangée, j’ai plutôt bien aimé. Carmen nous introduit la situation d'une manière qui devient amusante.

L'écriture est simple, mais fluide, on ce concentre sur l’histoire elle même, les sentiments éprouver par nos quatre compères et ceux qu'elles nous font ressentir. C'est une jolie histoire de Chick-lit qui au début aurait pu nous paraitre tout au long trainant sur le même fil, la gentille petite vie estival, amoureuse et aventureuse de quatre amies, mais ce livre là va plus loin, et prend une tournure diffèrent, je ne l'aurais pas imaginer, mais la situation tourne presque dans des petits drames. Mais ce sont des petits drames de la vie courante, qui justement nous montre de ce que notre monde est fait, tout simplement.

C'est un roman bourré d'humanité, une vraie myriade de sentiments humains, normaux, comme chacun d'entre nous a pu en ressentir à un moment de sa vie, cela nous rapproche des quatre filles et de leurs situations, qui pourrait être la notre. Bien que dans chacune des quatre histoire il y ait une part d'amour, nos quatre filles sont jeunes, avec elles vont les amours de jeunesse, mais... c'est avant tout, une grande histoire d'amitié, tout tient sur cela, l'amour et l'amitié. Des liens forts parfois récent, parfois ancien, des valeurs, du bon sens, et des fois, aucune once de réflexion... c'est quatre histoires de vie

Mais.. cette histoire n'est pas dénudé d'une pointe fantastique, magique... qui est le lien, le fils de l'histoire, le jean ! Ce jean magique, qui va à chacune des quatre filles parfaitement, bien qu'elle soient pourtant différente. Ce jean les lient, les aident, comme une bonne, fée, il est censé leurs apprendre, les guider... avec lui, il y a forcement quelque chose qui se passe, alors les attentes sont grandes... 

Chacune des quatre amie nous amène dans une mini aventure qui commence plutôt doucement... pour finir fort, à force de changer de''chemin''. J'ai particulièrement apprécier l'été de Tibby, celle qui se profilait comme la moins inintéressante... mais c'est surtout la plus bouleversante... Honnêtement j'ai adoré chacun des quatre étés, il y avait à chaque fois quelque chose... qui donnait à l'histoire un sens particulier, et à chaque fois, une mini moral, une mini leçon de vie, on apprend presque en même temps que les quatre filles quelque chose sur la vie...

Question personnage ... 

Tibby est touchante à sa façon, bien qu'au début fade, Carmen est forte avec un sacré caractère, Bee n'en fait qu'à sa tête et Lena... n'est pas aussi douce ! de quoi ne pas s'ennuyer !
Bailey... est vraiment un sacré personnage aussi... Elle va en apprendre à Tibby, bien qu'elle soit plus jeune... elle m'a vraiment ému, même si au début, on aurait plutôt dit une ''sale gamine'' 

Autres personnages secondaire; Paul, qui est assez mystérieux... tout au long, on ne sait pas bien comment le prendre... et bien, la fin m'a fait sourire avec lui ! (Carmen aussi !) 
  Tout les autres personnage ont une place qui rajoute à l'histoire et sans qui elle ne serait plus vraiment... chacun à sa petite touche qui le caractérise, certain sont plus transparent et moins apprécié que d'autre, mais tous changeant, ils créent une jolie diversité, qui nous accompagne !

 
Je vous laisse découvrir ce roman, car il en vaut vraiment la peine, je l'ai adoré et j'ai hâte de dévorer le second en espérant qu'il soit autant bon ! Pour moi c'est une belle découverte !

Petites citations :

"Vous voulez connaître notre secret ? c'est très simple. On s'aime. On tient les unes aux autres. Et c'est très rare, vous savez."

"Jamais je n'aurais cru qu'il fasse aussi chaud au paradis"

Petites informations :

Vous pouvez retrouvez le petit périple que le livre à vécu durant mes vacances, ici

Quatre filles et un jean est une saga en quatre tomes, dont il existe un recueil sorti il y a peu :

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/quatre-filles-et-un-jean-integrale-09.jpg

L'auteure à écrit deux autre roman, dont un se rapportant à la saga :
http://media.fan2.fr/article-905901-ajust_614/quatre-filles-et-un-jean-tome-5-ann-bashared.jpg


Il existe un film tiré du livre , quelques affiches :

 http://arabesk125.net/modules/mytube/wajdi/screenshots/4%20filles%20et%20un%20jean.jpg

Quelques mots sur l'auteure : 

 https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEif3tQR4Jeu1bK6iCuT5syRx1ceIr9IGEBA40_WHa8s2Dp1foH4jxfLXHP434jwyA5h4ZUll98ggsL3gvJLPLCai8eTSBc4PK-v4ZSlqLBGMNdk870ke8PXDPuP7y9-F2eRe2DIwHahnQmn/s320/ann+brashares.jpgAnn Brashares (née en 1967 à Alexandria) est une écrivaine américaine d´ouvrages pour la jeunesse. Elle est particulièrement connue pour sa série Quatre filles et un jean.

Après avoir suivi ses études à la Sidwell Friends School à Washington D.C., elle étudie la philosophie à l'Université de Columbia. Elle travaille ensuite chez une éditeur jusqu´à la publication de son premier ouvrage.
Elle vit actuellement à Brooklyn avec son mari Jacob Collins et leurs trois enfants.

mardi 26 juin 2012

Chronique : La fille qui ne croyait pas aux miracles (Wendy Wunder)






Titre VO : The probability of miracles
Titre VF : La fille qui ne croyait pas aux miracles
Auteure : Wendy Wunder
Black moon, Grand format, 375 pages, 16 euros
Sortie française : 25 Avril 2012








Synopsis : 

 Campbell a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Campbell ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Campbell retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir… Aidée d’Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles.

Mon Avis : 

Je n'ai trouvé qu'un seul mot pour ce livre; Magique. 

  L'écriture de W.Wunder est simple, fluide, rien de bien complexe, même si elle est agréable, la force même du texte ne se puise pas dans le style de son écriture,un peu dans ses mots, il est vrai, mais elle se puise surtout dans l'histoire, dans le décor, incroyable, irréel. Enfantin, pétillant de couleur; Magique. C'est ce qui m'a fait avaler le livre en un petit jour, seulement.

Pourtant, notre héroïne n'est physiquement parlant pas comme ça, elle s'habille en noir. Cam est quelqu'un qui ne croit pas aux miracles, elle est malade, elle sait qu'elle va mourir, si elle elle meurt, alors pourquoi les miracles existeraient ?   Elle fait sa vie, elle a son petit caractère, solitaire et un poil rebelle. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur une liste flamant rose, faite avec sa meilleure amie, aussi atteinte d'un cancer. A travers ses deux amies, c'est toute une histoire qui se déroule, émouvante, forte, brisante... tout comme l’histoire elle même, c’est infiniment tragique, mais la voie que l'histoire prend, la rend terriblement belle. Tellement que j'ai failli versé une larme ou deux, à des endroits... 

On nous plante au début dans un univers en soit, déjà magique qu'est le parc Disney à Orlando. On vogue dans l'esprit Aloha de la mère de Cam et un peu du sien. Alicia, la mère de Cam, grâce à qui, elle et sa sœur Perry, vont aller dans le Maine, à l'autre bout du pays, dans la petite ville de Promise. La ville des miracles.


  La légende dit que Promise est protégé par l'esprit qui l'a construit des siècles plutôt, et que tout son habitants vivent parmi les miracles, mais quiconque la quitte, voit sa chance tourner... 

 Alicia et Perry croit aux miracles, et durant tout le livre, c'est un vrai combat pour donner cette croyance à Cam. Mais celle-ci va devoir se rendre à l’évidence, une part de miracles existe.  Car la ville de Promise semblerait bien être miraculeuse... Sur les collines s'étendent des pissenlits violets, dans un lac on peut voir des flamants roses, ces oiseaux qui vivent en floride, et Tweety, le canari de Cam perdu en cours de route est là, devant le paillasson de la maison d'Asher, le jeune homme qui a proposé son aide aux trois femmes... 

Une nouvelle vie commence à Promise, faite de miracles, naturel ou non, Cam revit, elle se fait des amis,et commence à réaliser chacune des choses notés sur sa liste, elle rit elle est heureuse, elle vit. Le cancer ne semble plus être que moindre dans sa vie, et là, on se met à espérer, même si l'espoir est quelque chose que Cam se refuse à accepter.

Dans ce livre, on découvre une histoire différente des autres, si le thème fait penser à Je veux vivre de Jenny Downham dans un premier temps, il est bien diffèrent, même si les grandes lignes sont du même genre. Dans ce livre tout est beau, ce qui ne l'est pas le devient. C'est l'effet de Promise, l'effet de ses habitants, aux caractères inhabituels, lâché, vivant, joyeux, pétillants. Original, unique. Car chaque personnage dans cette histoire est original, chaque personnage a ses attraits, qui nous font l'aimer, l'apprécier. Et Espérer, toujours.

C'est un combat contre la mort, mais aussi contre la vie, contre soi-même, contre le monde. C'est une bouffée d'air frais, et un rayon de soleil, une douche froide, et un bain en mer un jour de Juillet. Quelque chose de déchirant, détruit, et quelque chose emplis d'amour, bénéfique. L'amour donne des ailes, c'est connu, dans ce cas ci, il donne aussi des nageoires, pour nager et voguer dans l'immensité de l'océan.

Ce livre en est presque une leçon de vie : Vivre, c'est tout ce qui compte. 
C'est ce que Cam va comprendre, aidé par son entourage. L'histoire en elle est assez tragique donc, d'un côté, mais cette originalité, cette légèreté avec laquelle Cam prend certaine chose, et son ''presque humour" rendent les choses supportables, moindres, elle les transforme en choses de couleurs, et non noir et blanc, comme elles auraient pu l'être. 

La façon dont l'histoire est conté, les personnages, le décor, et le déroulement, tout cela n'est pas commun, et par certain abord, ça peut paraitre étrange, et c'est ce que qui fait la force de ce livre, son côté unique. Pas comme les autres.
A certains moments de l'histoire on passe un peu vite, comme si elle était réduite, et les actions se succèdent, comme s'il manquait quelque chose, ça peut être déstabilisant, mais on peut aussi vite passer outre. 

En conclusion, ce livre, magique et merveilleux, bourré d'espoir, d'amour, d'amitié, de couleurs, de joie, nous rappelle une fois de plus combien même quand tout est perdu, la vie peut être belle à un point que c'en ferait presque mal. Il suffit de voir le monde d'une autre façon, et tout devient plus facile. Plus beau.
Un merveilleux livre, qui entre dans la catégorie des livres à relire, sans modération.

Petite citation :

''Il y a deux façon de vivre sa vie, l'une en croyant que rien n'est miraculeux, l'autre en croyant que tout l'est.'' Albert Einstein. 

''L'espoir trouve en lui même sa propre récompense''

Petite information sur l'auteure et son roman :

Un extrait du livre ici

Quand elle ne passe pas son temps à écrire ou à s’occuper de sa famille, Wendy Wunder enseigne le yoga à Boston. La Fille qui ne croyait pas aux miracles est son premier roman.

Les deux  couvertures VO :


samedi 14 avril 2012

Chronique : L'inavouable Secret de Clara (Elisabeth Bourgois)


Titre VF: L'inavouable secret de clara
Auteure : Elizabeth Bourgois
Grand Format, 18euro50, 229 pages, Salvator
Sortie Française : Décembre 2011

Synopsis :

Clara, quinze ans, fille unique, est mal dans sa peau, en conflit permanent avec sa mère qui la néglige et l’humilie. Son père est inexistant à force de s’effacer. Invitée à une soirée entre jeunes, elle est émue d’être l’objet de l’attention d’Alex, un séduisant garçon de sa classe. Abrutie par l’alcool et droguée à son insu, elle se laisse entraîner par Alex dans une chambre et sombre dans l’inconscience. Elle se réveille le lendemain, nauséeuse, mal à l’aise, et se souvient à peine de ce qui s’est passé... Trois mois plus tard, elle découvre avec stupéfaction qu’elle est enceinte ! Alex l’a violée. Elle n’a pas seize ans. Meurtrie, choquée, subissant dans le même temps le divorce de
ses parents et l’éclatement de sa famille, Clara se referme sur elle même et son terrible secret...

Quelle vie l’attend maintenant ? Gardera-t-elle son bébé ? Comment fera-t-elle face aux pressions de son entourage ? Pardonnera-t-elle à Alex ? Et si, au bout du tunnel obscur, surgissait la lumière d’un autre amour, authentique et durable ?

Clara se révèlera une jeune fille exceptionnellement forte et rebelle, si captivante...

Mon avis :

J'ai gagné ce livre chez mon parrain, Letteratura, et il me tardait de le lire... pour le côté réaliste, et sans fantastique, une histoire de vie.

Ce livre est un réel bijoux. Tout au long de cette chronique, je vais faire la difficile, notant plein de petites choses qui m'ont fait tiquer, mais ça c'est moi, et bon, globalement, n'en tenez pas tant compte, c'est une petite merveille.

L'histoire en elle même est vraiment une belle histoire. Les sujets abordés ne sont pas toujours faciles, peut-être même sensibles, mais Élisabeth s'en sort très bien, je dois dire.

On touche ici le grand sujet des adolescents, principalement, avec Clara, Alex, Jérôme ou encore Julia, mais aussi celui des parents, adultes,eux.
Il y a un petit côté leçon de vie aussi. Une belle leçon de vie je dois dire, car si au début, j'avais un peu envie de décrocher parce que... et bien c'est une histoire comme les autres... mais je dois avouer que la fin m'a plus, même si on n'est toujours là dans une histoire de vie comme les autres.

Le concept de voir évoluer les personnages sur plusieurs années lui m'a énormément plu.
L'écriture en elle même... Est très bonne, je dois admettre, même si dans ma tête (ça c'est moi, hein) je la qualifierais un peu d’impersonnelle, mais c'est parce que j'aime bien trop ma narration à la première personne, alors que celle ci était à la troisième, et d'un point de vue.. externe, comme une caméra, je n'ai pas pu partager pleinement toutes les émotions des personnages, mais une grande partie.

On commence avec Clara, 15 ans, une adolescente comme tant d'autre, rien de particulier, de spécial, vraiment banal. Clara peut avoir tout ce qu'elle veut, question biens matériels, mais dans l'amour de ses parents c'est autre chose. En effet, on peut dire que c'est mère est légèrement excentrique … Ses parents aime leur fille, mais... On ressent clairement que sa mère l'a eu pour être une femme ''complète, et parfaite, un modèle'' Son père, lui, est plutôt naïf. Le tout, ne fait pas tellement attention à leur progéniture, entre les reproches, les contres-dits et toutes les injustices (celles ci, souvent viennent de Karine, la mère, que j'aurais bien secouer d'ailleurs.)

Entre tout les obstacles de la jeunesse, les complexes, tout ce qui parait injustes, décuplé, alors qui ne l'ait pas, Clara cherche quelque chose dans tout ça... peut-être elle même.
Puis vient cette soirée, ce viol, ce garçon, égocentrique, sur de lui, riche, et détestable au plus haut point. Puis une grossesse, un divorce. Une vie qui éclate, une vie qui n'était déjà pas rose.

J’avoue que suivre Clara de cette manière, pendant le temps ou elle ne sais pas qu'elle est enceinte, moment ou je me demande pourquoi elle ne s'est pas rebellée contre Alex, c'est quand même un viol, tout de même. Et le moment ou elle l'apprend, est assez long comparé à la fin, où les années passent, mais tout les sentiments de la jeune fille nous sont passer en revue. Et je doit dire qu'on en voit beaucoup durant tout le livre, de la colère, de la joie, de la frustration, de l'hésitation, de l'envie, du dégoût, de la déprime, de l’allégresse, du courage... un vrai florilège.

Si Clara à de nombreuse phases de déprime, après des moments de bonheur volés, à chaque fois, on la voit grandir un peu plus, prendre sa vie en mains, malgré son jeune âge, pour gérer ce qui lui tombe dessus. On la voit puiser son énergie là où elle peut, car son monde à elle, est loin d'être tendre.

Je trouve que les parents sont assez représentatifs de centaines d'autres qu'on peut trouver de nos jours, tout comme les jeunes décrits.
Tout de même, Jérôme, le romantique, m'a fait tiquer, des imbécile comme Alex, on en trouve partout, des Jérôme, par contre son moins rare. Ce personnage est important pour Clara, une vrai barre de soutien, durant ces dures épreuves.

La fin elle … on peut là dire ''tout est bien qui fini bien'' (un peu trop? Mais bon, il faut bien rêver, et rien n'est impossible) Je dois dire donc que j’ai énormément apprécier la fin, qui fini haute en couleurs, car tout le long du livre, on se demande quel peut bien être le dénouement...

Même si la façon dont l’histoire est raconté, son style est loin d'être un style que j'affectionne, l’histoire en elle même en plus d'être réaliste, nous montre une face du monde, bien réel, dangereuse et injuste, presque ''moche'' mais une autre, autant que la première est déplorable, la seconde et merveilleuse, pleine de couleur, de vie, aussi belle qu'elle peut l'être.

Ce livre nous montre le monde, aussi cruel que Merveilleux. Ça nous parle aussi là, des enfants, les questions d'IVG, de garder ou pas, quand on est très jeune, surtout que dans ce cas précis c'est le résultat d'un viol. Ce type de chose, ruine souvent une vie, il y a le pour et le contre. C'est mal vu souvent, dur à gérer et bien d'autre. Mais dans certain cas, ça peut redonner espoir, là où il était parti, donner un réel sens à une vie, un but, une motivation, construire un monde.


Ce livre est en conclusion, un livre fort, émouvant, traitant bien le sujet des jeunes, des grossesses prématurés... mais pas que de ça, de tout un monde, de la vie. Bonne histoire, que je conseil, mais qui n'est pas un coup de cœur, pour autant, il me manque un style particulier... oui, je suis difficile.

Petite phrase :

''Soit ce que tu es, mais soit le à fond '' _ Martin Luther King

Petite information :

Elisatbeth Bourgois à déjà écrit de nombreux livres presque tous aux éditions Salvator, mais aussi des essaie, des nouvelles... avec un prix Saint-Exupéry Valeur Jeunesse en 1995, de formation, elle est infirmière.