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mardi 28 août 2012

Chronique : Jenna Fox, pour toujours (Mary E. Pearson)

Titre VO : The adoration of Jenna Fox
Titre VF : Jenna Fox, pour toujours
Auteure : Mary E Pearson
Pôle Fiction, Poche, 353 pages, 6euros60
Sortie Française : 26 Aout 2010 pour le grand format aux éditions des grandes personnes, et 01 Septembre 2011pour le format Poche


Synopsis :

«J'étais quelqu'un avant. Quelqu'un qui s'appelait Jenna Fox.»

Ainsi reprend la vie de Jenna, 17 ans, amnésique, après un an passé dans le coma. Tant bien que mal, sous la houlette de ses parents, la jeune fille réapprend à être celle qu'elle a toujours été, une enfant adorée, vénérée. Pourtant, très vite, Jenna comprend qu'elle est bien plus que les faits et statistiques qu'on lui fait avaler. Plus que les vidéos qu'on lui fait regarder. Et avec les souvenirs apparaissent des questions, auxquelles personne ne veut répondre... Identité et éthique scientifique sont au coeur de ce roman d'anticipation qui, une révélation après l'autre, devient un thriller haletant...

 

Mon Avis :

Jenna Fox, pour toujours est un livre étrange, ça c'est irrévocable. Au début si étrange que je me suis demandé si je n'allais pas le lâcher à force de m'embrouiller ou de ne pas comprendre la logique de l'histoire. Au début, c'est troublant, vraiment... mais ayant l'habitude de continuer tout les livres, je l'ai fais, et bien heureusement. Car Jenna Fox est peut-être un livre étrange, mais c'est un bon livre, aucun doute là-dessus. 

J'avoue que l'histoire est parfois un peu difficile à comprendre et qu'il résident encore une ou deux petites zones d'ombres, mais on nous explique tout de même tout au long du récit l'Histoire. Ce livre n'a pas a proprement parlé de Date exacte mais je dirais qu'il est futuriste, pas dystopique ou apocalyptique, non, c'est une vision du future. Dans ce future, un gel particulier permettrait de conserver les organes, allant même jusqu'à pouvoir reconstruire un corps entier... Seulement, la pratique est interdite, parce que dans cette ère-ci, le système à instauré un certain nombre de point pour chaque ''organe remplacé, jambe soigné..''. Du coup, vous pouvez vous faire soigner, mais à un certain point. Ce qui veut aussi dire d'une certaine façon que vous pouvez mourir, si vous êtes malades et que vous avez déjà atteint un nombres de point maximal...

C'est une des lignes de ce romans, une ligne qui amène une certes frustration, des protestations, pourquoi ne pourrait-on pas être sauvé, pourquoi nous faudrait-il ce nombre de point ? Cela peut paraitre injuste, et des vies peuvent se faner à cause de ce système, mais il en est ainsi, c'est d'un point de vue, juste, et cela permet de réglementer le monde médical. Nous ne sommes pas vraiment dans le monde que nous connaissons, même s'il y ressemble beaucoup.

En grande ligne de se roman, en dehors de cette révolte contre ce système, il y a une autre grande ligne, principalement celle par qui tout le roman existe. Quand on nous parle dans les livres d'amour, l'amour plus fort que tout... et si on mettait un nom dessus; l'amour des parents envers leurs enfants. De quoi serait capables des parents pour sauver leur enfant, jusqu'où irait-il?

Voilà ce à quoi ça nous amène, les parents démunis, quand il voit la vie de leur progéniture partir lentement, sont prêt à tout, franchir les limites, aller au delà des lois... c'est bien connu.

L'écriture de Mary est ... quelque chose de peu vu pour moi, dans son écriture elle même, c'est simple, fluide,  mais dans sa construction, la forme, c'est là que notre étrange en partie prend forme. Des fois, on à l'impression de lire de la poésie, une chanson, quelque de lyrics, chantant. certains passages sont plus chantant que d'autre, comme les courts en italiques, ceux ci sont des mots, qui s'imbrique les uns dans les autres, et forme un petit bouquet bourré d'émotion, beau, terrible.
  On se brouille parfois dans l'histoire, mais ce n'est qu'un détail, c'est vraiment étrange, même l'histoire, mais c'est plaisant, c'est un étrange qu'on se plait à lire, découvrir, je dirais que Mary à taper haut dans l’originalité sur ce coup là.

Quand à l'histoire elle même et aux personnages... l'histoire mélange histoire d'amour - amour parental, amour fraternel, amour tout court - avec du suspense, un début de thriller, léger, et par delà la douceur du texte par certain moment, sa ligne plate, on entrevoit à quel point tout les dessous peuvent être noirs, dangereux, un vrai mystère nous importe à un moment de l'histoire, a quel point secret se mêlent pour former une corde solide. On essaye d'en découvrir à chaque fois un peu plus.. D'un autre côté, cette histoire, nous montre des choses, la force de l'amour, les revers des sentiments humains, le monde tel qu'il pourrait devenir, d'une certaine façon. Ce récit est aussi touchant, il y a cette petit pointe là..

Jenna est un personnage attachant, au début elle est perdue, et ses réflexions construisent une part du récit, puis, elle apprend, toujours plus. On la voit évoluer, en parallèle de l'ancienne Jenna et de ce qu'on en dit. Ses parents, surtout leurs actes, sont compréhensibles, même s'ils sont à proprement parlé interdits, ils l'ont fait pour leur fille, et on prend part. Ce n'est pas le cas de la grand-mère, elle parait avoir un caractère diffèrent et ne pas aimer Jenna, un peu ronchon, mais c'est un personnage que j'ai beaucoup aimé, parce que l’histoire nous explique des choses, qui nous touche, et qui explique, en me mettant à la place de cette grand mère, je comprend le déroulement.
  Les amis de Jenna, eux ont tous leurs parts d'étrange, et bizarreries, chacun a un petit secret, au fils du texte on apprend le secret de chacun, et si parfois, ils sont adorables, parfois on ne les comprend plus, et parfois... on compati, parce qu'il montre une part blessé d'eux... (Ethan notamment, j'y pense)
  Seul Dane... au début il attire avec un certain mystère, mais il parvient à devenir repoussant, ce garçon vide, noir. Le seul personnage de toute l'histoire qui m'a dérangé. Et le seul sur lequel plane encore de gris blanc, même s'il y en a d'autre.

Les personnages secondaires accompagne le récit d'une certaine plaisance, car il rajoute de la légèreté ou cette pointe de terrible, qui devient touchant.
  Jenna Fox, pour toujours est une grande preuve d'amour, un livre on ne peut plus original, que je conseille vivement à tous, car il est abordable à nombreux ages!

Petites Citations :

Un petit aperçu de ce que peut être l'écriture de Mary avec des phrases courtes, à chute. 

''Je suis étendue sur mon lit. Regarde le plafond. Claire marche de long en large. Quitte la pièce. Revient. Plaide. Raconte. J'écoute, mais je ne réponds pas. Lily entre, elle aussi. M'observe. Chuchote quelque chose à Claire. S'approche de moi. S'en va. Pour de bon. ''


Petites Informations :

Jenna Fox est le premier tome d'une duologie; le second est disponibles en grand format aux éditions des grandes personnes, les couvertures ci-dessous : (tome 1 et 2 français, grand format)

 

Les couvertures VO :




Quelques mots sur l'auteure :

http://www.babelio.com/users/AVT_Mary-E-Pearson_4517.jpeg  Mary E. Pearson vit à San Diego en Californie, État où elle est née. Elle est l'auteure de cinq romans jeunesses dont "Jenna Fox, pour toujours" est le premier traduit en français.

jeudi 16 août 2012

Chronique : Toi contre moi (Jenny Downham)





Titre VO :You against Me
Titre VF : Toi contre Moi
Auteure : Jenny Downham
Poche- Pocket Jeunesse- 502 pages, 7euros60
Sortie Française : 21 juin 2012 pour l'édition poche; 1er juin 2011 pour le grand fromat






Synopsis :


 Si quelqu'un blesse votre sœur et que vous êtes n'importe quel homme, vous cherchez la vengeance, n'est-ce pas ?


Si votre frère est accusé d'un terrible crime et que vous êtes le seul témoin, vous bannissez tous les doutes pour le défendre. N'est-ce pas ce que chaque famille ferait ?


Quand la sœur de Mikey clame qu'un garçon l'a attaqué à une fête, son monde où seul le travail et les filles comptent commence à tomber en morceaux.
Quand le frère d'Ellie est accusé de ce crime mais qu'il persiste à dire que c'est faux, son monde de révisions, d'examens et d'adaptation dans son nouveau lycée commence à s'assombrir.
Quand Mikey et Ellie se rencontrent, deux mondes entrent en collision.

Courageux et contre toute épreuve, ce roman est un livre qui parle d'être extraordinaire et de pouvoir supporter d'impossibles tensions. C'est un roman sur la sincérité, ainsi que tous les choix qui vont avec.
Mais par-dessus tout, c'est un livre sur l'amour - pour une famille aussi bien que pour l'autre.

Mon avis :

Waoh, waoh, waoh. Voilà en gros ma critique en trois mots. Toi contre moi... est un livre... fort, vraiment fort, merveilleux et déchirant à la fois. Je n'ai même pas de mots, il fait partie des livres qui vous prennent, puis vous retournent, face au monde, et là vous le voyez d'un autre angle et il vous dit ''Alors, quel est le côté le plus moche ?"

  Ce livre est un cri comme une douce histoire, il mélange tant de choses, à travers lui, milles questions se posent, nous bousculent, nous bouleversent. On nous tient, on nous jettent, et on nous reprend, il y a des livres comme ça.

Je pourrai passer des heures entières à vous dire combien Jenny Downham est merveilleuse, je n'ai lu que deux de ses romans (les seuls à ce que je crois) et ... je l'adore, je l'adore ! C'est fou tout ce qu'elle peut nous faire ressentir, la force de ses histoires est incroyable... J'ai testé un jour, Je veux vivre, et aujourd'hui Toi contre Moi... et ma conclusion est bien la même, Jenny écrit d'une façon... bien à elle, mais tellement merveilleuse, elle ne cherche pas a rendre le monde bon, il ne le sera jamais, au contraire, elle nous montre tant de chose de la vie courante, la notre, celle de n'importe qui, elle rentre dans des détails qui nous rapproche de l'histoire, des personnages, de la situation, elle décrit des choses, banales, mais celles ci deviennent... grande, immenses, belles, même les choses moches. Ne parlons pas de la façon dont elle modèle les sentiments, les personnages, ici pas d’héroïne, pas de héros, mais des humains, faibles, courageux, lâches, rêveur...

Cette histoire en plus d'être merveilleuse, de nous faire frissonner, ronger les doigts, attendre impatiemment, s’inquiéter, hoqueter de surprise, de frustration, et entre les ''oh nooon !" elle nous donne aussi une petite claque, parce que c'est un peu ce qu'on Ellie et Miceky, et nous sommes obliger de l'avoir aussi.

Bien que le récit soit à la troisième personnes, on alterne entre Ellie et Mikey et je dois dire qu'on est tellement pris dés le début que je n'avais même pas vu qu'on racontait la vie de Mikey au lieu que ce soit lui qui raconte, et oui, l'écriture de Jenny fait ça aussi, elle nous englobent totalement, on a l'impression d'être Ellie ou Mikey; et des fois, on les observe. 

Toi contre  moi, c'est une histoire d'amour. Mais c'est une grande histoire de fraternité. Les liens du sang avant tout, que feriez-vous pour votre soeur ou votre frère ? Le vengeriez-vous s'il lui était arrivé malheur, seriez-vous capable de mentir poure lui, tout en le sachant coupable ? Des questions brulantes qui nous envahisse dans ce livres. Est-ce que Mikey et Ellie ont raison de faire ce qu'ils font? La vérité est dure, peut-on seulement la supporter, porter son fardeau ? Toi contre moi n'est pas un livre facile, ce n'est pas une histoire d'amour simple; elle est bien plus complexe que ce qu'on en laisse entendre, il a tant de chose qui s’immisce entre l'amour d'Ellie et Mikey, leurs famille en premier lieu. Mais les deux sont des battants, et ce livre est un combat, contre le monde, le monde entier. 

Tout au long du récit, on sent la force monter, à des moments on se croit invincible, porter par les évènements, à d'autres, on est posé, on se croit perdu, puis les réflexions afflux, nous perdent encore, nous obligent à regerder autour de nous; c'est un vrai tourbillon qui nous emporte. Évoluer dans les situations de Mikey et Ellie n'est certe pas facile, mais c'est une belle histoire d'amour, qu'on aurait pu croire inimaginable, dure, mais réelle, forte, vrai.


Les personnages sont vraiment touchants, tous autant qu'ils sont, vraiment, même Tom. Au tout début, on pourrait croire que Mikey est un sale gosse des rues, il vit dans un immeuble, pas un meilleur quartier, il est pauvre, il a toute les filles qu'il veux... j'avais une vision bien étroite de Mikey... et bien non, pas du tout, Mikey, comme le dit ça mère est sans doute, plus faible qu'il ne pourrait le faire voir, c'est un garçon comme un autre, avec une certaine sensibilité et un sens de la famille, la sienne, il l'aide. Attention, il n'est pas parfait, mais je trouvais qu'il était déjà bien assez, son originalité. Peu vu dans les livres pour moi, mais j’ai adoré Mikey et son rêve de cuisine, ponctué de Jacko, son ami infaillible, que l'on apprécie, et de Dex, patron du pub dans lequel il travaille, qui lui donne tant sa chance à bout de bras, Mikey n'a peut être pas une situations familiale qui tient la route, mais il est entouré d'une ou deux personnes qui lui donne quelque chose. 
  La mère de Mikey, elle, au début, on pourrait elle aussi la croire autre, une mauvaise mère, et c'est vrai qu'elle fait de sacré écarts, et qu'elle n'est pas très présente, mais elle se reprend - quoique toujours avec sa bouteille -  Karyn, sœur et victime n'est plus qu'une pâle ombre d'elle même, elle souffre, on entrevoit la terreur qui l'habite après son viol, qui ne peut qu'être vrai, on est aussi un peu à la place de son frère tiraillé par beaucoup de responsabilités. Holly est adorable du haut de ses huit ans et rajoute au recit une pointe de blanc d'un un monde gris terne 

Du côté Parker, c'est diffèrent, la famille d'Ellie ce n'est pas pareil, c'est plutôt du côté riche bourgeois qui peuvent avoir ce qu'ils veulent, y comprit, de très-très bons avocats... mais être riche ne signifie pas être heureux, certes les Parker l'était, mais c'était avant que leur fils soit incriminé de viol, ce qu'il dément, hors sa sœur sait... Ellie est forte tout en étant faible, elle subit beaucoup de pression dû a son frère, et la vérité l'écrase .. Mais notre gentille fille a des accents rebelles. quand sa mère est un peu pâle, elle aussi, a des ressources et nous étonne, son père lui est plutôt dépassé par les évènements..
Quand à Tom... et bien il est touchant par moment, mais au fond, il n'est pas vraiment le gentil petit garçon blond, même si le procès le détruit, il y a une part de noir en lui..

Les personnages nous entrainent dans un tourbillon ou chacun doit faire face, mais surtout nos deux héros, mêler avec leurs désirs l'un pour l'autre, un roman de vie, mais bien plus, quelque chose de si fort que vous en garderait le souvenir indéfiniment, c'est le genre de livre qui reste en mémoire, pour tout ce qu'il évoque, tout ce qu'il prônent, montre, démonte, un livre battant, un livre à la fois doux et brut. 

 Je n'ai pas pleuré sur la fin, car au contraire, mais en y ressemblant vraiment, quand Je veux vivre finissait vraiment mal, mais en même temps, un mal si beau, et avec un part de réel bien, celui ci finit bien, tout jolie, mais avec une part de Mal qui se cache.. jolie fin..

Je ne sais même plus quoi dire tant j’ai aimé ce livre.. .
 
Petites citations :

"Bon, comment tu appelles un mouton sans pattes ?
  Elle plissa le nez pour réfléchir. C'était mignon. Elle avait sur l'arête du nez une accumulation de tâches de rousseur qu'il n'avait jamais remarquée auparavant. 
 - Je donne ma langue au chat. 
- Un nuage"

"Écoute, dit-il, [...] Oui, le procès va être un cauchemar, et oui, ton père est un con, et oui, ma mère continue de boire du Sherry au petit déjeuner et le cache dans le séchoir en espérant que personne ne s'en aperçoive. Les miracles ne se font pas en une nuit [...] "


Petites informations :

Toi contre moi est le second roman de Jenny Downham, son premier roman, Je veux vivre, (qui fut pour moi un coup de cœur) a été récemment adapté au cinéma, la bande annonce ici, et ci dessous les couvertures du livre (VF) , l'affiche du film, et son résumé.ainsi que la seconde couverture française de Toi contre Moi

 
 

Quelques mots sur l'auteure :


Jenny Downham est née en 1964. Elle a été comédienne dans les dans les hôpitaux et les foyers pour jeunes. Je veux vivre (éditions Plon, 2008) est son premier roman. Il a connu un immense succés en Angleterre, aux Etat-Unis et en Hollande.
Toi contre Moi a paru en 2011 chez le même éditeur.
Elle vit aujourd’hui à Londres avec ses deux jeunes filles.


mercredi 8 août 2012

Chronique : Quatre filles et un jean (Ann Brashares)





Titre VO :  Sisterhood of the travelling pants
Titre VF : Quatre filles et un jean, le premier été
Auteure : Ann Brashares
Poche- Pôle fiction - 7euros60 - 377 pages
Sortie française : 2002 pour le grand format; 2010 pour le poche





Synopsis :

Un jean acheté dans une boutique d'occasion va devenir le lien entre quatre adolescentes. Carmen est brune et un peu ronde, elle parle sans détour et a un problème avec son père divorcé qui lui réserve une drôle de surprise. Tibby est un garçon manqué et ne fait pas son âge. Bridget, la troisième, est blonde, superbe et sportive, volontaire jusqu'à l'erreur... La dernière est Lena la brune, très introvertie, et grecque jusque dans ses sentiments. Chacune va se retrouver séparée pour les vacances, et ce jean magique sera leur lien indéfectible, source de fidélité. Il sera témoin de la découverte pour chacune d'entre elles de la profondeur de l'amour. Que ce soit l'amitié d'une petite leucémique ou la révélation de l'amour paternel pour certaines, ou bien la rencontre du premier amour, authentique ou source d'une amère déception pour l'autre.

Mon avis :

Quatre filles et un jean est un roman... je ne sais pas un brin rafraichissant, sympathique, mais pas que... il est touchant d'une certaine façon, et original. Je m'attendais à apprécier, mais pas à autant aimer...

Quatre filles et un jean est un roman court, simple, mais efficace. On commence par le point de vue de Carmen, et on fini par, alors que tout le roman est d'un point de vue général, à la troisième personne, tout en ce concentrant sur une des quatre filles à la fois. Ceci est tout d'abord un point d'originalité, la plupart des roman se concentre sur un seul points, quand celui ci alterne, c'est assez plaisant, ça ne m'a pas dérangée, j’ai plutôt bien aimé. Carmen nous introduit la situation d'une manière qui devient amusante.

L'écriture est simple, mais fluide, on ce concentre sur l’histoire elle même, les sentiments éprouver par nos quatre compères et ceux qu'elles nous font ressentir. C'est une jolie histoire de Chick-lit qui au début aurait pu nous paraitre tout au long trainant sur le même fil, la gentille petite vie estival, amoureuse et aventureuse de quatre amies, mais ce livre là va plus loin, et prend une tournure diffèrent, je ne l'aurais pas imaginer, mais la situation tourne presque dans des petits drames. Mais ce sont des petits drames de la vie courante, qui justement nous montre de ce que notre monde est fait, tout simplement.

C'est un roman bourré d'humanité, une vraie myriade de sentiments humains, normaux, comme chacun d'entre nous a pu en ressentir à un moment de sa vie, cela nous rapproche des quatre filles et de leurs situations, qui pourrait être la notre. Bien que dans chacune des quatre histoire il y ait une part d'amour, nos quatre filles sont jeunes, avec elles vont les amours de jeunesse, mais... c'est avant tout, une grande histoire d'amitié, tout tient sur cela, l'amour et l'amitié. Des liens forts parfois récent, parfois ancien, des valeurs, du bon sens, et des fois, aucune once de réflexion... c'est quatre histoires de vie

Mais.. cette histoire n'est pas dénudé d'une pointe fantastique, magique... qui est le lien, le fils de l'histoire, le jean ! Ce jean magique, qui va à chacune des quatre filles parfaitement, bien qu'elle soient pourtant différente. Ce jean les lient, les aident, comme une bonne, fée, il est censé leurs apprendre, les guider... avec lui, il y a forcement quelque chose qui se passe, alors les attentes sont grandes... 

Chacune des quatre amie nous amène dans une mini aventure qui commence plutôt doucement... pour finir fort, à force de changer de''chemin''. J'ai particulièrement apprécier l'été de Tibby, celle qui se profilait comme la moins inintéressante... mais c'est surtout la plus bouleversante... Honnêtement j'ai adoré chacun des quatre étés, il y avait à chaque fois quelque chose... qui donnait à l'histoire un sens particulier, et à chaque fois, une mini moral, une mini leçon de vie, on apprend presque en même temps que les quatre filles quelque chose sur la vie...

Question personnage ... 

Tibby est touchante à sa façon, bien qu'au début fade, Carmen est forte avec un sacré caractère, Bee n'en fait qu'à sa tête et Lena... n'est pas aussi douce ! de quoi ne pas s'ennuyer !
Bailey... est vraiment un sacré personnage aussi... Elle va en apprendre à Tibby, bien qu'elle soit plus jeune... elle m'a vraiment ému, même si au début, on aurait plutôt dit une ''sale gamine'' 

Autres personnages secondaire; Paul, qui est assez mystérieux... tout au long, on ne sait pas bien comment le prendre... et bien, la fin m'a fait sourire avec lui ! (Carmen aussi !) 
  Tout les autres personnage ont une place qui rajoute à l'histoire et sans qui elle ne serait plus vraiment... chacun à sa petite touche qui le caractérise, certain sont plus transparent et moins apprécié que d'autre, mais tous changeant, ils créent une jolie diversité, qui nous accompagne !

 
Je vous laisse découvrir ce roman, car il en vaut vraiment la peine, je l'ai adoré et j'ai hâte de dévorer le second en espérant qu'il soit autant bon ! Pour moi c'est une belle découverte !

Petites citations :

"Vous voulez connaître notre secret ? c'est très simple. On s'aime. On tient les unes aux autres. Et c'est très rare, vous savez."

"Jamais je n'aurais cru qu'il fasse aussi chaud au paradis"

Petites informations :

Vous pouvez retrouvez le petit périple que le livre à vécu durant mes vacances, ici

Quatre filles et un jean est une saga en quatre tomes, dont il existe un recueil sorti il y a peu :

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/quatre-filles-et-un-jean-integrale-09.jpg

L'auteure à écrit deux autre roman, dont un se rapportant à la saga :
http://media.fan2.fr/article-905901-ajust_614/quatre-filles-et-un-jean-tome-5-ann-bashared.jpg


Il existe un film tiré du livre , quelques affiches :

 http://arabesk125.net/modules/mytube/wajdi/screenshots/4%20filles%20et%20un%20jean.jpg

Quelques mots sur l'auteure : 

 https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEif3tQR4Jeu1bK6iCuT5syRx1ceIr9IGEBA40_WHa8s2Dp1foH4jxfLXHP434jwyA5h4ZUll98ggsL3gvJLPLCai8eTSBc4PK-v4ZSlqLBGMNdk870ke8PXDPuP7y9-F2eRe2DIwHahnQmn/s320/ann+brashares.jpgAnn Brashares (née en 1967 à Alexandria) est une écrivaine américaine d´ouvrages pour la jeunesse. Elle est particulièrement connue pour sa série Quatre filles et un jean.

Après avoir suivi ses études à la Sidwell Friends School à Washington D.C., elle étudie la philosophie à l'Université de Columbia. Elle travaille ensuite chez une éditeur jusqu´à la publication de son premier ouvrage.
Elle vit actuellement à Brooklyn avec son mari Jacob Collins et leurs trois enfants.

dimanche 8 juillet 2012

Chronique : Le théorème des Katherine ( John Green)

Titre VO : An abundance of Katherines
Titre VF : Le théorème des Katherines
Auteur : John Green
Nathan- Grand Format- 14 euros 50-  279 pages
Sortie Française : 3 mai 2012






Synopsis : 

 Pour Colin, jeune homme surdoué, la femme idéale s’appelle Katherine. Il est sorti avec 19 Katherine… et s’est fait larguer chaque fois.
Lorsque sa 19ème Katherine le quitte, il part noyer son chagrin dans un voyage avec son ami Hassan. Alors qu’il élabore une formule mathématique pour prédire la date de rupture avec sa prochaine Katherine, une rencontre va remettre en cause son idéologie de l’amour. Et si l’amour ne respectait pas le théorème des Katherine ?

Mon avis :

J'étais tentée par ce livre du seul fait que John Green en soit l'auteur. Après avoir lu Flocons d'amour, et une nouvelle de lui (et avoir adoré) j’étais partie pour lire Le théorème des Katherine, bien que le résumé m'intriguait bizarrement.

19 Katherine ? J'avais envie de plaindre Colin en lisant ce résumé..  C'est ce qui m'a donné envie de lire ce livre, l'étrange "malédiction" des Katherine. Si pour moi, cette histoire de John Green n'égale pas la nouvelle que j'avais lu, je m'attendais à moins aimer encore que ce que j'ai aimé ce roman !

Le style de l'auteur est très particulier, son histoire est particulière, étrange, un brin fofolle par de nombreux points. Elle nous emmène dans quelque chose de rocambolesque, à peine croyable, mais tout au long du livre, j'ai bien rit avec Colin, Hassan et Lindsay.. C'est aussi un humour particulier, mais fort agréable. La plume de l'auteur est simple, facile à lire. Ses phrases ont parfois de drôles de tournures, mais c'est ce qui fait que le théorème de Katherine est unique, spécial.

L'histoire en elle même peut être difficile à comprendre au début, mais on se rend vite compte qu'elle est bien plus facile qu'on ne le croyait. On commence avec un Colin, garçon surdoué travaillant 10 heures par jour, qui vient de se faire largué, pour la dix-neuvième fois, par la dix-neuvième Katherine avec qui il était sorti. Mais cette Katherine là est particulière, c'est ce qu'on l'on comprend tout au long du texte, et au milieu une révélation nous est faite, bien étonnante, d’ailleurs ! Donc, au départ, à Chicago, Colin est effondré, et pour le remettre sur pieds, Hassan, son meilleur ami, qui tout au long n'a de cesse de nous faire rire avec ses plaisanteries et ses phrases sérieuses, mais c'est Hassan, une force particulière sort de ce personnage, qui déteint dans l’histoire, alors qu'au tout début, Colin peut nous paraitre Fade.

Ainsi, nos deux amis partent en vadrouille en voiture, et atterrissent à GutShot, Tennessee. Ce qui devait être qu'un petit tour touristique va se prolonger en travaux estivaux, et ça pour le meilleur...ou le pire.

Le début peut paraitre lent, du fait du manque d'action, c'est ce qui semble être, comme dirait Lindsey, une histoire sans milieu, un début, une fin, mais pas de trame, pas une vraie histoire..  Le début ce concentre sur Colin et son théorème, il veut alors prouvé qu'il y a un lien entre toute les Katherine qu'il a connu, et plus encore, qu'on peut deviner l'avenir d'une relation amoureuse... On tourne entre défaites et réussites interrogations... entrecoupé par la vie courante, les petites histoires des habitants de Gutshot, étonnantes, mais plaisantes.

 La deuxième partie de l’histoire devient bien plus intéressante, le théorème s'affine, et même si on ne peut pas comprendre tout les chiffres mathématique, on peut comprendre le fils conducteur de ce théorème.On retrouve plus d’éléments de la vie courante, qui pourrait réellement nous arriver et moins de choses incongrues, même si celles-ci font du livre, une histoire originale. On apprend aussi à apprécier davantage les personnages, Colin, le fade, devient intéressant, et Hassan le large blagueur toujours là, Lindsey la sédentaire fille banale, qui est devenue belle, tout ces personnages qu'on a peu l'habitude de rencontrer, et qui gagne notre affection, comme Hollis, la mère de Lindsay, tout autant amusante qu'Hassan. Des personnages comme la bande d'amis à Lindsay, secondaires, nous énervent, puis nous paraisse banals, tout en donnant à l'histoire le petit truc dont elle avait besoin.

Tout au long du texte, on attend que John Green nous donne de l’histoire, de la vraie, avec un trame... et il nous satisfait enfin, un début, une fin, et un fils conducteur, rocambolesque, original, étrange, amusante, voilà comme il est. Hautement Inhabituel, la fin parait plus douce, plus logique que le reste. Quand on passe tout le livre en entier à se demander si la vie peut ou pas n'être qu'un théorème, si tout est prévisible, suivant des équations, et formules mathématiques... on obtient une réponse, une réponse qui nous satisfait et qui nous emmène vers une fin, remplie de Katherine, et en même temps, dénudé d'elles. 

Une jolie fin où Colin change, Lindsay aussi, et même un peu Hassan. Car tout ce voyage, ces jours vides et las,et ces jours remplis d'action et de mathématiques n'ont pas servit à rien comme on pourrait le penser, ils ont servit à construire une morale à une histoire qui paraissait ne pas en avoir, pourtant, elle en a même plusieurs. Des morales sur la vie, que Colin et tout les autres personnages nous apprenne bien originalement.

Donc pour conclure, ce roman était une histoire originale, qui sort un peu du lot, qui nous donne une autre vision, peu vu de la vie, comme une formule mathématique. 


Petites citations:

" Cette fille embrasse comme un aspirateur à âmes"

" J'ai trouvé quelque chose. On ne peut pas prédire l'avenir "

"si l'avenir dure toujours, il finira par nous avaler, tous."


Petites informations :

Le théorème des Katherine a été publié pour la première fois en 2006,les deux couvertures VO ci dessous :


Quelques mots sur l'auteur : 
 
John Green fit ses études à l’Indian Springs School, un pensionnat près de Birmingham Alabama. Il fut diplômé en 2000 du Kenyon College d’un double cursus en Anglais et en Religion. Son premier livre, Qui es tu Alaska ? (Looking for Alaska) est largement inspiré de cette époque.
Ses études finies, il s’installa à Chicago, où il travailla pour Booklist Magazine, un magazine de critique littéraire. Il y analysa une centaine de livres, tous genres confondus : de la fiction, des œuvres sur l’Islam ou encore sur des frères siamois. Puis, il vécut àNew York City pendant deux ans tandis que sa femme terminait ses études supérieures. Les critiques littéraires de John Green furent également publiées dans leNew York Times et le magazine en ligne KnotMag (désormais fermé.) (source Wikipédia)

Aujourd'hui il écrit, et en ai à son quatrième roman, The Fault in our Stars

mardi 26 juin 2012

Chronique : La fille qui ne croyait pas aux miracles (Wendy Wunder)






Titre VO : The probability of miracles
Titre VF : La fille qui ne croyait pas aux miracles
Auteure : Wendy Wunder
Black moon, Grand format, 375 pages, 16 euros
Sortie française : 25 Avril 2012








Synopsis : 

 Campbell a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Campbell ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Campbell retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir… Aidée d’Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles.

Mon Avis : 

Je n'ai trouvé qu'un seul mot pour ce livre; Magique. 

  L'écriture de W.Wunder est simple, fluide, rien de bien complexe, même si elle est agréable, la force même du texte ne se puise pas dans le style de son écriture,un peu dans ses mots, il est vrai, mais elle se puise surtout dans l'histoire, dans le décor, incroyable, irréel. Enfantin, pétillant de couleur; Magique. C'est ce qui m'a fait avaler le livre en un petit jour, seulement.

Pourtant, notre héroïne n'est physiquement parlant pas comme ça, elle s'habille en noir. Cam est quelqu'un qui ne croit pas aux miracles, elle est malade, elle sait qu'elle va mourir, si elle elle meurt, alors pourquoi les miracles existeraient ?   Elle fait sa vie, elle a son petit caractère, solitaire et un poil rebelle. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur une liste flamant rose, faite avec sa meilleure amie, aussi atteinte d'un cancer. A travers ses deux amies, c'est toute une histoire qui se déroule, émouvante, forte, brisante... tout comme l’histoire elle même, c’est infiniment tragique, mais la voie que l'histoire prend, la rend terriblement belle. Tellement que j'ai failli versé une larme ou deux, à des endroits... 

On nous plante au début dans un univers en soit, déjà magique qu'est le parc Disney à Orlando. On vogue dans l'esprit Aloha de la mère de Cam et un peu du sien. Alicia, la mère de Cam, grâce à qui, elle et sa sœur Perry, vont aller dans le Maine, à l'autre bout du pays, dans la petite ville de Promise. La ville des miracles.


  La légende dit que Promise est protégé par l'esprit qui l'a construit des siècles plutôt, et que tout son habitants vivent parmi les miracles, mais quiconque la quitte, voit sa chance tourner... 

 Alicia et Perry croit aux miracles, et durant tout le livre, c'est un vrai combat pour donner cette croyance à Cam. Mais celle-ci va devoir se rendre à l’évidence, une part de miracles existe.  Car la ville de Promise semblerait bien être miraculeuse... Sur les collines s'étendent des pissenlits violets, dans un lac on peut voir des flamants roses, ces oiseaux qui vivent en floride, et Tweety, le canari de Cam perdu en cours de route est là, devant le paillasson de la maison d'Asher, le jeune homme qui a proposé son aide aux trois femmes... 

Une nouvelle vie commence à Promise, faite de miracles, naturel ou non, Cam revit, elle se fait des amis,et commence à réaliser chacune des choses notés sur sa liste, elle rit elle est heureuse, elle vit. Le cancer ne semble plus être que moindre dans sa vie, et là, on se met à espérer, même si l'espoir est quelque chose que Cam se refuse à accepter.

Dans ce livre, on découvre une histoire différente des autres, si le thème fait penser à Je veux vivre de Jenny Downham dans un premier temps, il est bien diffèrent, même si les grandes lignes sont du même genre. Dans ce livre tout est beau, ce qui ne l'est pas le devient. C'est l'effet de Promise, l'effet de ses habitants, aux caractères inhabituels, lâché, vivant, joyeux, pétillants. Original, unique. Car chaque personnage dans cette histoire est original, chaque personnage a ses attraits, qui nous font l'aimer, l'apprécier. Et Espérer, toujours.

C'est un combat contre la mort, mais aussi contre la vie, contre soi-même, contre le monde. C'est une bouffée d'air frais, et un rayon de soleil, une douche froide, et un bain en mer un jour de Juillet. Quelque chose de déchirant, détruit, et quelque chose emplis d'amour, bénéfique. L'amour donne des ailes, c'est connu, dans ce cas ci, il donne aussi des nageoires, pour nager et voguer dans l'immensité de l'océan.

Ce livre en est presque une leçon de vie : Vivre, c'est tout ce qui compte. 
C'est ce que Cam va comprendre, aidé par son entourage. L'histoire en elle est assez tragique donc, d'un côté, mais cette originalité, cette légèreté avec laquelle Cam prend certaine chose, et son ''presque humour" rendent les choses supportables, moindres, elle les transforme en choses de couleurs, et non noir et blanc, comme elles auraient pu l'être. 

La façon dont l'histoire est conté, les personnages, le décor, et le déroulement, tout cela n'est pas commun, et par certain abord, ça peut paraitre étrange, et c'est ce que qui fait la force de ce livre, son côté unique. Pas comme les autres.
A certains moments de l'histoire on passe un peu vite, comme si elle était réduite, et les actions se succèdent, comme s'il manquait quelque chose, ça peut être déstabilisant, mais on peut aussi vite passer outre. 

En conclusion, ce livre, magique et merveilleux, bourré d'espoir, d'amour, d'amitié, de couleurs, de joie, nous rappelle une fois de plus combien même quand tout est perdu, la vie peut être belle à un point que c'en ferait presque mal. Il suffit de voir le monde d'une autre façon, et tout devient plus facile. Plus beau.
Un merveilleux livre, qui entre dans la catégorie des livres à relire, sans modération.

Petite citation :

''Il y a deux façon de vivre sa vie, l'une en croyant que rien n'est miraculeux, l'autre en croyant que tout l'est.'' Albert Einstein. 

''L'espoir trouve en lui même sa propre récompense''

Petite information sur l'auteure et son roman :

Un extrait du livre ici

Quand elle ne passe pas son temps à écrire ou à s’occuper de sa famille, Wendy Wunder enseigne le yoga à Boston. La Fille qui ne croyait pas aux miracles est son premier roman.

Les deux  couvertures VO :


samedi 14 avril 2012

Chronique : L'inavouable Secret de Clara (Elisabeth Bourgois)


Titre VF: L'inavouable secret de clara
Auteure : Elizabeth Bourgois
Grand Format, 18euro50, 229 pages, Salvator
Sortie Française : Décembre 2011

Synopsis :

Clara, quinze ans, fille unique, est mal dans sa peau, en conflit permanent avec sa mère qui la néglige et l’humilie. Son père est inexistant à force de s’effacer. Invitée à une soirée entre jeunes, elle est émue d’être l’objet de l’attention d’Alex, un séduisant garçon de sa classe. Abrutie par l’alcool et droguée à son insu, elle se laisse entraîner par Alex dans une chambre et sombre dans l’inconscience. Elle se réveille le lendemain, nauséeuse, mal à l’aise, et se souvient à peine de ce qui s’est passé... Trois mois plus tard, elle découvre avec stupéfaction qu’elle est enceinte ! Alex l’a violée. Elle n’a pas seize ans. Meurtrie, choquée, subissant dans le même temps le divorce de
ses parents et l’éclatement de sa famille, Clara se referme sur elle même et son terrible secret...

Quelle vie l’attend maintenant ? Gardera-t-elle son bébé ? Comment fera-t-elle face aux pressions de son entourage ? Pardonnera-t-elle à Alex ? Et si, au bout du tunnel obscur, surgissait la lumière d’un autre amour, authentique et durable ?

Clara se révèlera une jeune fille exceptionnellement forte et rebelle, si captivante...

Mon avis :

J'ai gagné ce livre chez mon parrain, Letteratura, et il me tardait de le lire... pour le côté réaliste, et sans fantastique, une histoire de vie.

Ce livre est un réel bijoux. Tout au long de cette chronique, je vais faire la difficile, notant plein de petites choses qui m'ont fait tiquer, mais ça c'est moi, et bon, globalement, n'en tenez pas tant compte, c'est une petite merveille.

L'histoire en elle même est vraiment une belle histoire. Les sujets abordés ne sont pas toujours faciles, peut-être même sensibles, mais Élisabeth s'en sort très bien, je dois dire.

On touche ici le grand sujet des adolescents, principalement, avec Clara, Alex, Jérôme ou encore Julia, mais aussi celui des parents, adultes,eux.
Il y a un petit côté leçon de vie aussi. Une belle leçon de vie je dois dire, car si au début, j'avais un peu envie de décrocher parce que... et bien c'est une histoire comme les autres... mais je dois avouer que la fin m'a plus, même si on n'est toujours là dans une histoire de vie comme les autres.

Le concept de voir évoluer les personnages sur plusieurs années lui m'a énormément plu.
L'écriture en elle même... Est très bonne, je dois admettre, même si dans ma tête (ça c'est moi, hein) je la qualifierais un peu d’impersonnelle, mais c'est parce que j'aime bien trop ma narration à la première personne, alors que celle ci était à la troisième, et d'un point de vue.. externe, comme une caméra, je n'ai pas pu partager pleinement toutes les émotions des personnages, mais une grande partie.

On commence avec Clara, 15 ans, une adolescente comme tant d'autre, rien de particulier, de spécial, vraiment banal. Clara peut avoir tout ce qu'elle veut, question biens matériels, mais dans l'amour de ses parents c'est autre chose. En effet, on peut dire que c'est mère est légèrement excentrique … Ses parents aime leur fille, mais... On ressent clairement que sa mère l'a eu pour être une femme ''complète, et parfaite, un modèle'' Son père, lui, est plutôt naïf. Le tout, ne fait pas tellement attention à leur progéniture, entre les reproches, les contres-dits et toutes les injustices (celles ci, souvent viennent de Karine, la mère, que j'aurais bien secouer d'ailleurs.)

Entre tout les obstacles de la jeunesse, les complexes, tout ce qui parait injustes, décuplé, alors qui ne l'ait pas, Clara cherche quelque chose dans tout ça... peut-être elle même.
Puis vient cette soirée, ce viol, ce garçon, égocentrique, sur de lui, riche, et détestable au plus haut point. Puis une grossesse, un divorce. Une vie qui éclate, une vie qui n'était déjà pas rose.

J’avoue que suivre Clara de cette manière, pendant le temps ou elle ne sais pas qu'elle est enceinte, moment ou je me demande pourquoi elle ne s'est pas rebellée contre Alex, c'est quand même un viol, tout de même. Et le moment ou elle l'apprend, est assez long comparé à la fin, où les années passent, mais tout les sentiments de la jeune fille nous sont passer en revue. Et je doit dire qu'on en voit beaucoup durant tout le livre, de la colère, de la joie, de la frustration, de l'hésitation, de l'envie, du dégoût, de la déprime, de l’allégresse, du courage... un vrai florilège.

Si Clara à de nombreuse phases de déprime, après des moments de bonheur volés, à chaque fois, on la voit grandir un peu plus, prendre sa vie en mains, malgré son jeune âge, pour gérer ce qui lui tombe dessus. On la voit puiser son énergie là où elle peut, car son monde à elle, est loin d'être tendre.

Je trouve que les parents sont assez représentatifs de centaines d'autres qu'on peut trouver de nos jours, tout comme les jeunes décrits.
Tout de même, Jérôme, le romantique, m'a fait tiquer, des imbécile comme Alex, on en trouve partout, des Jérôme, par contre son moins rare. Ce personnage est important pour Clara, une vrai barre de soutien, durant ces dures épreuves.

La fin elle … on peut là dire ''tout est bien qui fini bien'' (un peu trop? Mais bon, il faut bien rêver, et rien n'est impossible) Je dois dire donc que j’ai énormément apprécier la fin, qui fini haute en couleurs, car tout le long du livre, on se demande quel peut bien être le dénouement...

Même si la façon dont l’histoire est raconté, son style est loin d'être un style que j'affectionne, l’histoire en elle même en plus d'être réaliste, nous montre une face du monde, bien réel, dangereuse et injuste, presque ''moche'' mais une autre, autant que la première est déplorable, la seconde et merveilleuse, pleine de couleur, de vie, aussi belle qu'elle peut l'être.

Ce livre nous montre le monde, aussi cruel que Merveilleux. Ça nous parle aussi là, des enfants, les questions d'IVG, de garder ou pas, quand on est très jeune, surtout que dans ce cas précis c'est le résultat d'un viol. Ce type de chose, ruine souvent une vie, il y a le pour et le contre. C'est mal vu souvent, dur à gérer et bien d'autre. Mais dans certain cas, ça peut redonner espoir, là où il était parti, donner un réel sens à une vie, un but, une motivation, construire un monde.


Ce livre est en conclusion, un livre fort, émouvant, traitant bien le sujet des jeunes, des grossesses prématurés... mais pas que de ça, de tout un monde, de la vie. Bonne histoire, que je conseil, mais qui n'est pas un coup de cœur, pour autant, il me manque un style particulier... oui, je suis difficile.

Petite phrase :

''Soit ce que tu es, mais soit le à fond '' _ Martin Luther King

Petite information :

Elisatbeth Bourgois à déjà écrit de nombreux livres presque tous aux éditions Salvator, mais aussi des essaie, des nouvelles... avec un prix Saint-Exupéry Valeur Jeunesse en 1995, de formation, elle est infirmière.